Kindia: l’explosion d’un obus sur un champ de tirs de l’armée fait un mort et un blessé

Un mort et un blessé grave, c’est le triste bilan d’un accident qui est survenu le jeudi 15 février sur le champ de tirs de la première région militaire. C’est un obus qui a explosé auprès de deux jeunes gamins âgés de 6 et de 8 ans. Ces enfants dans leur promenade sont tombés sur cet obus qui était presqu’enfoui.  L’ayant confondu à un jouet, ils ont commencé à le manipuler instinctivement et puis ils l’ont jeté à deux mètres en avant. Ce jet a provoqué l’explosion de l’obus qui grièvement atteint les enfants.  Hier vendredi, l’une des deux victimes a succombé à ses blessures à l’hôpital  régional de Kindia, a constaté sur place Guinéenews.

C’est au pied du mont Gangan qui abrite le champ de tirs que cette explosion a eu lieu le jeudi aux environs de 17 heures.  Le gamin qui a succombé a reçu les éclats d’obus au niveau de son abdomen. Quant à son ami qui a survécu, il a, lui, reçu les impacts de d’obus au niveau de ses pieds qui ont été broyés. Ce dernier se trouve actuellement dans un état critique.

Interrogé, Denis Gamy, l’un des proches de la victime nous explique les circonstances de cet accident: « l’enfant et ses camarades ont traversé le petit ruisseau qui sépare le quartier Bibane du champ de tirs de l’armée. Ils sont tombé sur un obus qui n’avait pas explosé. Le petit qui est décédé a ramassé l’obus et qui l’a jeté. Malheureusement, l’obus n’est pas tombé loin d’eux  et a explosé. »

Aux alentours  de ce champ, aucun mirador n’est érigé pour que les militaires surveillent et pour éviter que les pauvres populations n’y accèdent. C’est un   véritable danger que les pauvres citoyens encourent.  Ce champ représente aujourd’hui une grosse inquiétude pour les habitants des quartiers environnants, mais aussi pour les touristes qui y viennent passer quelques semaines au pied du dit mont.

«Le zone du mont Gangan est vraiment une zone touristique par excellence. Il faut sécuriser la vie des gens. Il faut rappeler que chaque année, on perd des vies dans cette zone. L’année dernière, deux autres personnes ont trouvé la mort au même endroit », a enfin rappelé Denis Gamy.

Avec guineenews.org