Nos chers politiques ne sont pas cons

Le chef au contact des populations. Il a sillonné les préfectures de la Guinée profonde, c’est beau. L’objectif, nous le connaissons, est de lancer les construction et rénovation des routes. De la haute Guinée en Guinée Forestière, il a vu du monde. Ses ministres et gobe-mouches aussi. Surtout les gobe-mouches qui grossissent les rangs de l’entourage périphérique du piroguier national en manque de pagaie. Ils sont deux en lumière ces derniers temps, semblables aux jumeaux des vallées. Courts comme l’espèce humaine en souffrance dans les pays de Batwa et Bakunda. Les autres les appellent pygmées de la grande forêt équatoriale, mais puisqu’on se ressemble un peu, nous ne nous permettrons pas.

Nos chers politiciens, marchands de conscience ont pu utiliser le chemin tout tracé pour une résurrection. Certains les détestent, d’autres les aiment bien en revanche. Et dire qu’ils n’ont pas de conviction, c’est ne pas les comprendre dans leurs démarches. Le couple Marc Makanéra marque les points et réalise de véritables exploits dans cette lutte des impénitents. Nommés ministres, de la même manière que les cadres bien instruits, ils se sont vus ragaillardis sur les sentiers pollués des aspirants au pouvoir. Ils ne sont pas cons.

Tout le monde trahit en politique et de la même manière. Ce qu’ils n’ont pas pu faire au gouvernement, c’est peut-être de comprendre ce pourquoi ils étaient promus. Agriculture et communication sont deux départements non moins stratégiques dont la gestion demande un minimum de connaissance. Ils étaient en train d’apprendre quand ils ont été renvoyés comme des improductifs.

Les jumeaux au sens spirituel des vocables, réfléchissent de la même manière. Ils ont donc rejoint Cellou dans son opposition irréelle. Invectives, provocation, confusion, trahison, mensonge et divorce. Le chef de file du désormais groupe de petits partis, n’a pas su les gérer. Parce qu’il fallait que tous les deux, obtiennent des mairies sans les mériter auprès de lui. Comme Mouctar Diallo et Aboubacar Sylla ont obtenu des sièges au parlement sans la moindre bataille. Tous quittent dans l’environnement crée autour des communales. Et au moment du partage. Fâchés, ils rejoignent le piroguier national en manque de pagaie. Avec la même détermination.

Les voyages, sur Kindia d’abord, ensuite le dernier périple. Comme des enfants perdus célébrant leur retour à la maison, ils arborent le sourire habituel. La soupe n’est pas loin. Ils peuvent la boire à la louche. Et les populations les revoient cette fois tout petit derrière le professeur en colère à Nzérékoré. Ces guinéens du sud qui osent réclamer l’électricité la semaine du lancement des projets de routes. Ce n’est quand même pas poli. Le piroguier se bat. Le résultat final sera proclamé bientôt. Et ceux qui ont échoué de 58 à 2008, ne sont pas tous morts. Heureusement ou malheureusement, beaucoup sont avec lui. Ils conseillent et déconseillent sur les questions nationales. Ce sont eux qui disent pourquoi faut-il abandonner l’éducation pour les concerts. Ils indiquent comment le faire et proposent des moyens humains et financiers. C’est donc en homme averti que le piroguier gère avec le concours des renseignements généraux qui ont infiltrés tous les secteurs.