Nos représentants ont disparu mais nous ne sommes pas obligés de lancer un avis de recherche

Nos représentants ont disparu. Nous ne sommes pas obligés de lancer un avis de recherche, mais parlons-en. Notre pays, le connaissons-nous tous ? Même de par son nom puisqu’il a fallu une mise au point dernièrement du chef de la diplomatie stagnante. Et ce n’est pas pour se moquer, le siège de la vitrine du pays baigne dans l’eau salubre de Kaloum. Ça ne peut choquer les ambassadeurs dans les capitales politiques, calfeutrés dans les zones sombres des pays amis et ennemis de la planète. On n’entend parler d’eux que le jour de leur nomination. Diplomates invisibles. Devraient-ils parler, de nous et d’eux mêmes. S’ils ne l’étaient pas, la nation en construction aurait son nom en gras vers toutes les destinations. Bien de choses à promouvoir. Rien n’est promu. Même pas le kendéli, le lépi ou forêt sacré. Même pas la patate douce de Nongoa, l’igname de Tokounou, le manioc de Yombiro et la pomme de terre de Timbi Madina. Nous sommes presqu’invisibles. Du moins, en notre nom, ils ont opté pour le silence comme s’ils avaient été enfouit dans une nécropole herbeuse des secteurs précaires de Matam. Quelqu’un m’a informé que nous sommes bien représentés à Addis Abeba. Le drapeau y flotte. Il ne se perd pas au milieu des autres. On peut par moment le confondre avec le vert jaune rouge du Mali. Il n’ya pas à se plaindre nous sommes, tous de la même région et avons tout en commun. Le port turc de Conakry y compris.
C’est encore beau lorsqu’on dit aux ambassadeurs ceci : ouvrez vos bouches, et parlez maintenant. Prouvez que vous existez. Prouvez que vous êtes des descendants d’hommes audacieux, fiers qui s’expriment sans gêne. Prouvez que vous représentez la république de Guinée. Vous êtes du pays de Sékou Touré. Vous êtes du pays des hommes libres. Vous êtes du pays de la bauxite qui manque d’aluminium. N’ayez pas honte, dites le bien pour que ça soit bien entendu. Les compatriotes n’auront plus besoin de continuer à exposer leurs problèmes via les réseaux sociaux. Parce que dans ces bâtiments guinéens à l’étranger, se trouveront des leaders.
Après chacun trouvera ces moments magiques. Pour une fois que les populations auront le sentiment d’être mieux entendus, mieux vus, mieux fréquentés. Fréquentés par ceux qui voudront découvrir le balafon sacré, le pont de lianes sur le Diani, la dame de Mali, le voile de la mariée. Ainsi donc, nous ne nous contenterons pas d’apprécier ce qui est dit non pas par nous-mêmes, mais en premier par l’explorateur Aimé Olivier de Sanderval. L’explorateur mentionne, je cite : « Pays des rivières. J’ai aimé tes rubans tranquilles brillant à travers le coton des nuages, tes immenses étendues vertes et si puissantes et si peu hostiles. J’ai parcouru tes montagnes âpres et accueillantes et vu tes larges fleuves peuplés de caïmans. J’ai pénétré ta forêt étouffante où la danse sacrée trouve sa frénésie, ailleurs encore, j’ai rencontré les beaux Hommes drapés, faisant paître leur troupeau. Et sur tout cela, j’ai vu éclater la tornade et le rideau gris de la pluie s’étendre », fin de citation. C’est ce pays qu’il faut vendre avec joie.

Jacques Lewa Leno, journaliste au groupe Hadafo Médias