Alya Diaby, président de l’INIDH : « La Constitution n’est pas une œuvre immortelle »

Le président de l’Institution Nationale Indépendante  des Droits Humains a été reçu jeudi 28 septembre à la primature dans le cadre des consultations nationales encours. Dr Alya Diaby et le premier ministre ont échangé sur la possibilité de doter la Guinée d’une nouvelle constitution.

Au sortir de la rencontre, le président de l’INIDH en répondant aux questions des journalistes a déclaré que c’est le peuple qui va en décider si oui ou non la constitution sera changée. « Le dernier mot revient aux citoyens. Quand on dit consultations, c’est à deux niveaux. Le premier c’est la consultation des corps intermédiaires que nous sommes et le second, c’est la consultation du peuple. Donc, à mon avis, c’est le peuple qui a le dernier mot et qui doit prononcer le dernier mot sur la question de la Constitution ».

Pour lui, la constitution peut bien être changée car ce n’est pas ajoute-t-il une œuvre immortelle. « De mon point de vue, la Constitution peut être changée, elle peut être modifiée, on peut adopter une nouvelle Constitution, tout cela dépend d’un seul corps : le peuple. Il n’y a aucun problème de poser la question au peuple, je n’en vois aucun problème. L’essentiel c’est de veiller à ce que l’opinion du peuple soit prise en compte, et cela pose tout le problème de l’organisation des élections ».

Bhoye Bah