Constitution: le référendum va départager les deux camps estime Mouctar Diallo

Partisans du parti au pouvoir, membres du gouvernement et autres ont accueilli comme annoncé dans un précédent article le président de la République ce jeudi à Conakry. Par cette manifestation, ils ont manifesté leur  adhésion au projet de la nouvelle constitution.

 Si le professeur Alpha Condé n’a prononcé aucun discours, les ministres ont salué la mobilisation qui selon eux dépasse largement celle du FNDC qui est opposé à la nouvelle constitution. 

Pour le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, il n’ y a aucun doute, la mouvance est largement majoritaire en Guinée. C’est pourquoi sa volonté doit être prise en compte par le chef de l’Etat. « La mouvance est nettement majoritaire en Guinée et c’est pour cela que nous demandons au président de la République d’entendre la voix du peuple de Guinée dans sa majorité et de consulter le peuple par un référendum qui va s’exprimer librement. Nous sommes déjà sûrs et certains que le peuple de Guinée dans sa majorité est avec nous et avec une nouvelle Constitution », a déclaré Mouctar Diallo.

Le leader des Nouvelles Forces Démocratiques et ancien opposant d’Alpha Condé pense que le FNDC est dans son droit de s’opposer à la nouvelle constitution. Mais il l’invite à laisser ceux qui sont pour aussi de s’exprimer librement. Il pense que le référendum va départager les deux camps. « Comme le disait Hampâté Bâ, c’est la diversité des couleurs qui fait la beauté d’un tapis. Nous sommes d’accord qu’ils ne soient pas d’accord. Maintenant s’il y a d’autres tendances différentes, la voie la plus démocratique c’est de consulter le peuple par référendum… ».

Le président de la République qui a instruit à son premier ministre de conduire les consultations continue de garder le suspense sur la question mais le FNDC pense qu’il a déjà pris sa décision. Le Front national pour la défense de la Constitution compte organiser une manifestation lundi prochain une manifestation qu’il appelle « l’acte 3 » pour contraindre le président à renoncer au 3e mandat.

Bhoye Bah