Législatives en Guinée : une partie de la classe politique toujours sceptique

Les élections législatives auront lieu le 16 février 2019. C’est ce que propose la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Cette date technique a été choisie à l’issue d’une plénière des commissaires de la CENI selon Me Salifou Kébé. Il  revient au président de la République d’entériner ce nouveau chronogramme proposé par l’institution en charge des élections en Guinée. Mais  dans les rangs  l’opposition, certains estiment que cette date est intenable.

A l’UFDG par exemple, on exige le respect des délais légaux.  Si tel n’est pas le cas, le parti ne va pas l’accepter prévient son vice-président. « Un chronogramme, il y a des activités et les délais légaux. Nous attendons de voir le chronogramme et vérifier que les délais légaux des différentes activités sont respectés. Si les délais prévus par la loi ne sont pas respectés, il va s’en dire que nous ne l’accepterons pas. Il faut que les délais légaux prévus pour la réalisation des activités soient respectés. Deuxièmement, il faut que Kébé nous dise avant le 16 février, quelle est la date prévue pour la finalisation des élections locales ».

Pour Dr Fodé Oussou Fofana, la finalisation des communales doit être la priorité des la CENI au lieu d’annoncer des dates  pour d’autres élections. « Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. J’espère que dans son chronogramme, il a prévu cela. On ne peut pas aller à une autre élection alors que celles précédentes ne sont pas encore terminées. Il faut finir d’abord avec les communales avant d’aller aux législatives », exige Fodé Oussou Fofana.

La conférence de presse programmée par la CENI ce lundi matin a été reportée à la dernière minute. Pour l’heure, la raison de ce report n’est pas connue.

Mamadou Bhoye Bah