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Blocs de Simandou: Le procès minier entre la Guinée et BSGR refait surface.

Le milliardaire franco-israélien, Beny Steinmetz poursuit Georges Soros devant les tribunaux new yorkais. Il l’accuse de l’avoir fait  perdre  les blocs 1 et 2 du gisement de Simandou. Dans le même dossier  la Guinée accuse  BSGR d’avoir illégalement obtenu le permis d’exploitation de Simandou au détriment de Rio Tinto.  

L’Etat guinéen décide, après avoir retiré le permis à la société BSGR, de restructurer le projet en accord avec Rio Tinto en faveur de Chinalco.M. Akoumba Diallo, spécialiste en question minière a accepté de nous donner son analyse sur ce dossier.« Contre la Guinée, Bény ne cherche pas à gagner le procès mais plutôt à être indemnisé. Il demande une réparation de 5 milliards. Si le tribunal arrivait à lui accorder cela, ce serai difficile pour la Guinée parce que si elle est condamnée, elle serait obligée de payer. Maintenant, le troisième  procès contre Soros c’est simple. Bény a demandé 10 milliards de dollars de dommage et intérêt. Et, dans la plainte, Bény démontre tant soit que Mamady Touré a été utilisée pour accuser Bény et Frederic. Il faut bien attendre que le tribunal confirme toutes ces accusations. Nous pensons que c’est une bataille qui se déroule en guinée et qui n’arrange ce pays. Rappelez-vous d’un dicton qui dit que quand les éléphants se battent, ce sont les Zèbres qui en payent »

Pour ce spécialiste des questions minières, toutes ces tentatives judicaires sur les mines guinéennes ne joueraient pas en faveur de la Guinée. Akoumba Diallo pense que les autorités du pays  devraient mettre en valeur le projet Simandou pour avoir des avantages.

« Le projet simandou d’abord, c’est une très grande poche d’emploi, y a une très grande capacité d’employés, notamment des guinéens. Cela aurait résorbé le déficit  en matière de pouvoir d’achat de ces guinéens qui auraient trouvé de l’emploi là, et puis aussi en termes de prélèvement des revenus, la Guinée aurait gagné énormément. Et puis vous n’êtes pas sans savoir que le corridor devrait produire un local… un impact sur le corridor qui pourrait avoisiner 2 milliards 500 millions de dollars par an, donc, cet impact là c’est ce que gagne le petit cordonnier, le petit forgeron, le petit artisan qui vit le long du corridor du chemin de fer. La Guinée aurait aussi abrité un port de qualité exceptionnel en termes de capacité d’accueil des bateaux CAP 16 notamment. Vous voyez tout ça, si la réalisation d’un tel projet traîne et se résume à des conflits judiciaires, bien sûr que c’est l’hôte qui perd ».

Maf Camara- B. Bah

 

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