Célébration sur fond de déchirure du 1er mai : le premier ministre finalement absent

Il était pourtant annoncé pour présider la fête internationale du travail au palais du peuple. Finalement, suite à une rixe entre factions de l’USTG, le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, s’est gardé de se rendre sur les lieux des célébrations du 1er mai 2019.

C’est le ministre en charge du travail, certains cadres et proches du premier ministre, qui ont fait le déplacement du palais du peuple.

Dans son discours de circonstance, Amadou Diallo secrétaire général de la CNTG, a déclaré que ce 1er mai se fête sous le signe « du dialogue social constructif, facteur de paix pour un développement durable ».

Parlant, par ailleurs, des accords qu’ils ont signés avec le gouvernement, il a dénoncé ce dernier pour le fait qu’il ne les respecte pas.
« Ces accords qui avaient pourtant permis d’obtenir des avancées significatives dans plusieurs domaines, et l’inter-centrale CNTG-USTG avait vivement salué, sont aujourd’hui malheureusement ignorés et même violés par le gouvernement à travers la mise en cause de leur application », a-t-il dénoncé.

Abdoulaye Camara, le secrétaire général de l’autre version de l’USTG, a lui, présenté le cahier des charges de l’inter-centrale CNTG-USTG.

Parmi les 22 points que celui-ci comporte, il y a :

  • L’autonomisation effective des institutions de protection sociale ;
  • Le respect de la durée du contrat de travail des expatriés ;
  • La création en fin juillet 2019 du tribunal administratif ;
  • La révision à la hausse du SMIG de 440 milles à 1 million 200 mille GNF ; Et,
  • La prise en compte des plates-formes de l’intersyndicale de l’éducation FSPE, SLECG et SNE.

Le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, du travail et de l’emploi, a affirmé que le thème retenu pour cette année est : « l’avenir du travail, défis et perspectives« .

Lansana Komara, a par ailleurs reconnu que la fête de travail de cette année est marquée par des contradictions à l’intérieur des structures syndicales.

Selon lui, le gouvernement s’interdit de s’immiscer dans l’organisation et le fonctionnement de ces structures. Pour cela, il fait une invite :

« Le gouvernement invite les organisations syndicales au dialogue et à la résolution de leurs problèmes à l’interne », a lancé le ministre en charge du travail.

Mosaiqueguinee.com

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