Chers algériens, nous avons connu ça

  Ce n’est pas un jour. Ce n’est pas un mois. Des années. Tout est parti de la volonté des  bonimenteurs et certains sont encore en vie de se maintenir dans le cercle restreint des décideurs.  Nous avons dû attendre, même si les moins avertis semblaient comprendre leur engagement.  Heureusement pour eux et malheureusement pour nous autres, ils étaient les seuls à disposer des outils de communication et instruments de propagande pour préparer les consciences à accepter leur duplicité. Les députés étaient là et tous ont maintenu leurs bouches bée. En attendant de vivre mieux leur situation de parlementaires sans parole, tous ont observé avec une complicité manifeste, s’ils n’ont pas accompagné la campagne du honteux référendum du 11 novembre 2001. La présidentielle qui a précédé ce choix s’est terminée par l’arrestation et l’emprisonnement d’un opposant historique devenu piroguier national en manque de pagaie.

Nous avons connu ça. Le référendum a accouché le Koudéisme. Vous ne savez pas ce que c’est, mais c’est comme ce qui vous est imposé chez vous. Un président malade qui va faire semblant de gouverner en cachette. Même la petite campagne dans Kaloum, il n’a pas pu la faire. Autrement,  votre chef alangui pour qui il est désormais impossible de se déplacer pour la cité Mahieddine,  n’est pas le premier. Il ne peut pas lever son bras mais on vous dit que c’est lui qui continue de prendre les décisions les plus importantes. Ça vous choque mais vous ne pouvez pas le chasser. Il est bien entouré. Ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’il semble détester, lui-même, sa situation actuelle plus que tout le monde. Il est un prisonnier d’un clan de voleurs réunis.

Vous comptez sur la rue pour le renvoyer, il ne bouge pas. Les malins amadouent la sécurité et la défense nationale à rester souder derrière le leader du front de libération nationale. Le Parti est historique, donc les ministres corrompus continuent de considérer les opposants comme des pions de l’occident. Au même moment ils s’en vont demander de l’aide chez les occidentaux. Hypocrites malades sont-ils. Les militaires observent et attendent le bon moment. Comme chez nous. Ils ne sont jamais pressés et leur argument, que la majorité accepte d’ailleurs, c’est qu’il faut éviter le bain de sang. Alors s’ils décident d’agir, dites vous qu’ils sont convaincus qu’il n’y a plus rien à tirer de ce régime fatigué.

Nous avons connu ça et deux fois chers algériens. Le 3 avril 84 ils ont fait la parade dans Conakry pour se donner une image acceptable. Celle qui a poussé une partie de la population à détester à jamais le premier président dont on vient de commémorer les 35 ans de sa disparition. Ils ne sont pas partis tout de suite, puisqu’après janvier février 2007, il y a eu la deuxième fois en 2008 comme un changement générationnel, avec le sentiment de ressembler aux soldats valeureux, ils ont voulu et réussi à faire admettre à tous qu’ils étaient mieux. Nous avons eu les massacres du  28 septembre 2009. Abdel Aziz Bouteflika n’est il pas militaire à la base ? Nous avons connu ça. Un président malade, les gabonais ont Aly Bongo  atteint d’hémiplégie. Il ne  marche pas bien mais il gouverne.

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