Education : les enseignants de N’zérékoré récitent la fathia contre les autorités et menacent de porter plainte

Le bureau du SLECG à N’Zérékoré ne compte pas abdiquer face aux menaces des autorités locales interdisant ses réunions et/ou manifestations. Le secrétaire général Fayala Doumbouya se dit indigné face à cette situation et compte porter plainte contre le préfet et le directeur préfectoral de l’éducation.

Depuis le déclenchement de la grève dans le secteur éducatif guinéen le 03 octobre dernier, rien ne semble aller entre les autorités préfectorales de Nzérékoré et les enseignants grévistes.

Récemment, dans un communiqué radio diffusé, le préfet a instruit aux maires et sous-préfets à prendre des dispositions pour empêcher toutes réunions et marches des membres du SLECG.

Pour lui, ces réunions constituent des méthodes pour ces enseignants de perturber les cours dans les écoles.

« Le SLECG de N’zérékoré a adopté une méthodologie, c’est de faire un communiqué chaque dimanche pour pouvoir perturber les cours dans les écoles le lundi. C’est pourquoi nous avons pris cette décision », a indiqué le préfet.

Les membres du SLECG ne comptent pas céder à ces menaces. Pour Fayala Doubouya, secrétaire général de l’union préfectoral du SLECG, personnes ne peut leur interdire de manifester. Plus loin, il menace de porter plainte contre le préfet et le directeur préfectoral de l’éducation pour harcèlement moral.

« Personne ne peut interdire ce qui est autorisé par la constitution guinéenne. Et les semaines à venir, nous allons porter plainte contre le préfet mais aussi le DPE pour harcèlement et menace », dit-il.

Comme si cela ne suffisait pas, les enseignants grévistes ont récité des versets coraniques et bibliques au cours de leur réunion hebdomadaire pour disent-ils, maudire les autorités de l’éducation.

« Nous avons demandé aux enseignants musulmans de réciter la fathia et les chrétiens, des versets bibliques contre les responsables du ministère, les cadres des directions communales et préfectorales, des inspections régionales de l’éducation, des chefs d’établissement parce qu’ils seront les premiers à bénéficier des avantages de notre combat. Pourtant, ce sont les mêmes qui sont entrain de nous torturer aujourd’hui », précise l’enseignant.

Ces enseignants se disent déterminés à poursuivre leur lutte. Ils annoncent une nouvelle manifestation les semaines prochaines au rond-point du grand marché.

La rédaction de la Radio Espace Forêt

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