Football: l’Italie dit à dieu la coupe du monde, Bouffon met un terme à sa carrière…

Battue 1-0 en Suède, l’Italie n’est pas parvenue à combler son retard lors de cette seconde manche (0-0). Son absence au Mondial est un traumatisme.

C’est tout un pays qui avait appelé à l’union sacrée. De la presse transalpine aux mots forts de leur capitaine Gianluigi Buffon, les Italiens avaient créé les conditions de l’exploit. Mais dans cette seconde manche disputée dans une atmosphère irrespirable, ils n’ont jamais pu combler ce retard, inscrire ce petit but qui leur aurait permis de rêver.

Impuissante de bout en bout, l’Italie n’a pu éviter le fiasco

L’Italie a tout tenté

Articulée en 3-5-2, la Nazionale a pourtant montré un meilleur visage que lors de ses dernières sorties. Elle a parfois manqué d’idées, mais elle y a mis du cœur, de la moelle. Son organisation avait pourtant de quoi laisser perplexe. Et tout aurait été plus simple si elle n’avait pas laissé cette impression brouillonne dans les 30 derniers mètres. San Siro a rugi lorsque Ludwig Augustinsson et Marco Parolo se sont accrochés en début de match, mais l’arbitre n’a pas désigné le point de penalty (8e). Pas plus que sur deux mains jugées involontaires, de Matteo Darmian puis Andrea Barzagli (13e, 28e), qui auraient pu doucher tout le monde.

Entre temps, l’Italie a posé son jeu pour monter en puissance, progressivement, et intensifier ses temps forts. Patienter, ne pas paniquer, c’était l’idée. Elle n’avait guère d’autres armes que d’exploiter les côtés pour multiplier les centres, mais ce plan favorisait aussi la charnière centrale suédoise. Antonio Candreva s’est procuré une grosse opportunité en première période mais son missile est passé au-dessus (27e). Ciro Immobile voyait ensuite sa tentative sauvée sur la ligne par Andres Granqvist (40e), qui se sacrifiait encore juste avant la pause (42e).

Une désillusion terrible pour l’une des plus grandes nations du jeu

San Siro retenait son souffle. Tout était encore possible. Un pied qui traîne, une tête rageuse, un contre victorieux ou une frappe contrée comme à l’aller pour les Suédois… Les Italiens ont tout tenté, tout espéré, mais le bloc suédois s’est accroché pour préserver son avantage. Le polyvalent Alessandro Florenzi, très entreprenant, aurait pu délivrer les siens mais sa belle reprise après un centre de Darmian a rasé le poteau gauche d’Olsen. Sur un centre du même Florenzi, Michael Lustig a ensuite dévié le ballon sur la barre transversale (66e).

L’entrée d’El Shaarawy a apporté un peu plus de dynamisme mais l’Italie n’a pas trouvé la solution, malgré de multiples alertes par Immobile (71e) ou Belotti (86e) et des situations très chaudes dans les arrêts de jeu. Pour la première fois depuis 1958, elle dit adieu à une Coupe du monde où sa présence était presque devenue une normalité dans l’ère moderne. Gianluigi Buffon, lui, termine son immense carrière en sélection sur cette note noire . Une désillusion terrible pour le visage d’une des plus grandes nations du jeu.

source: Goal.com

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