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Image d'archive utilisée à titre d'illustration

Guinée: Des interrogations sur la qualité des prestations dans les structures sanitaires

La mauvaise qualité de la prestation dans des hôpitaux et cliniques en Guinée, devient de plus en plus préoccupante. Aujourd’hui Nombreux sont des citoyens qui en sont confrontés. C’est le cas de N’gomme Ousmane Cissé, citoyen à Concasseur Marché. Ce mercredi, il a perdu sa cousine qui a subi des traitements peu commodes estime-t-il, dans une clinique privée à l’Aéroport, un quartier de la banlieue de Conakry.

Tout a commencé le 1er août quand la défunte est tombée malade. Immédiatement, elle s’est rendue dans une clinique à Concasseur où elle habite. Après examen, il lui été signifié d’aller dans une clinique de haute standing. C’est ainsi qu’elle a été admise dans une autre clinique en face de l’aéroport. Selon N’gomme Ousmane Cissé cousin de Bintou Sidibé la défunte. « Ils n’ont pas cherché à savoir quel est le problème qu’elle avait au préalable. Chaque fois, c’était des perfusions, des injections ou des médicaments. Lorsque qu’on a dit aux médecins d’arrêter les perfusions, ils nous ont dit de leur laisser travailler se targuant que c’est leur métier.

De perfusion en perfusion, Bintou Sidibé a perdu connaissance. Ses parents ont décidé de l’évacuer en vain sur Dakar. Pourtant, les médecins avaient avoué que la maladie est complexe. « Ce qui m’a choqué de plus, ils nous ont dit que c’est la première fois qu’il ont vu une situation pareille. Donc ils vont faire un traitement par hasard. Quand on a insisté pour avoir le rapport médical afin d’évacuer la fille sur Dakar, ils disent qu’on ne peut évacuer quelqu’un qui est dans le coma. Selon eux, c’est interdit », déplore-t-il.    

Bintou est finalement décédée ce mercredi. La famille se remet à Dieu. Mais exhorte les responsables, à plus de responsabilité. Elle demande aux médecins de ne pas laisser les patients avec les infirmiers seulement.

Cette situation réveille le débat sur la problématique des conditions d’accueil dans les structures sanitaires à travers le pays.

Sékou Camara.