Le FEG se déroule selon le calendrier très caché du gouvernement ( Jacques)

Le forum de l’étudiant guinéen s’est ouvert ce mercredi. Il est à sa troisième édition. Les deux premières ont connu leurs succès et faiblesse. Chacune s’est distinguée particulièrement par le comportement des premiers concernés : les étudiants. En 2017, c’est l’histoire des tablettes qui a failli tout gâcher.

Le président n’a pas aimé que les apprenants aient voulu exigé de lui, le respect de sa promesse. Surtout que la demande avait été faite dans la salle des congrès du palais du peuple. A la deuxième édition, l’année dernière très exactement, la rencontre a été caractérisée par une grande méfiance. D’autant plus qu’une année auparavant, un groupe d’étudiants a demandé pardon au père de la nation comme ils l’ont appelé. 
Première remarque : le forum n’est pas calé dans le temps. Il se tient selon le calendrier très caché du gouvernement. Première édition du 1er au 3 juin 2017. Deuxième édition, du 10 au 12 mai 2018. Et cette année, il se tient en avril, donc du 17 au 19. Le premier travail à faire devrait consister à élaborer et fixer un calendrier stable que tout le monde peut retenir. Cela a du sens pour les participants qui, sans doute auraient facilement des choix à faire. 
Les universités se préparent à proposer les programmes de formation adaptées au marché de l’emploi et aux employeurs de présenter les offres disponibles. C’est le meilleur cadre pour rassurer les apprenants du secondaire. Ils doivent mieux s’orienter dans les filières du supérieur. Nos jeunes sont dans la tourmente après le baccalauréat unique. Ils trouvent encore du plaisir à s’orienter dans les filières classiques. Celles qui ne mènent à aucun emploi immédiat. Le système LMD ne permet pas de rendre effective la volonté de donner à chaque bachelier un métier. Les métiers dont le pays a le plus besoin aujourd’hui. Le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, n’a pas encore réussi à convaincre les bacheliers à embrasser les branches techniques.
Il y a quelques années, le gouvernement a essayé d’orienter des bacheliers à l’Ecole Nationales des Arts et Métiers et dans les écoles normales d’instituteurs. Certains n’ont pas voulu poursuivre leur formation. D’autres y sont restés parce qu’ils se sont mis au dessus de tout complexe. Une réflexion doit porter essentiellement sur les diplômes et les grades. Peut-être c’est une réflexion qui va au-delà du forum de l’étudiant. Les cadres techniques peuvent travailler à donner toute la valeur aux écoles professionnelles. D’abord par les enseignements qu’on y donne, ensuite par les diplômes. Trois et quatre ans de formation aident à devenir homme de métier. Des ingénieurs. Ils gagneraient à bénéficier des entrées dans les écoles supérieures. Ces concours pour doter le pays de techniciens de haut niveau devraient être prévus.
La chance pour ce pays de se construire, réside dans notre capacité à former nos propres ingénieurs des ponts et chaussées, architectes, informaticiens, menuisiers, maçons. Mais pas que. Nous ferons des exploits, lorsque les employeurs accorderont leurs confiances aux fruits de nos établissements. Nous n’aimons pas consommer guinéens. Chacun voulant dire qu’il a fait venir un travailleur ou un objet de l’étranger. Il faut y penser.

Jacques Lewa Leno, journaliste au groupe Hadafo Médias

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