Le gouvernement de peu d’espoir ( par Jacques Lewa Léno)

La brutalité est le propre des animaux féroces. Dans une forêt équatoriale de la taille de celles de l’Afrique centrale, on en trouve suffisamment. Les hippopotames des grands lacs offrent aussi des spectacles similaires auquel un humain ne saurait se prêter. S’il a un minimum de conscience en tous les cas. Il y a quelques mois, ce qui caractérise notre pouvoir depuis 2010, laisse voir son côté le plus démoniaque. Il a voulu le désordre. Et maintenant pour obtenir l’ordre, il se dévalorise et le pays avec. La gouvernance est devenue assez autoritaire pour ressembler à une gestion qui fait avancer un pays. Un seul projet se réalise depuis la nomination de Kassory le rameur ambitieux. Il le sait, s’il renonce à la complaisance, il ne serait pas utile pour la cause. Et il ne met pas son savoir-faire au service du bien- être de la population. Parce que la population est maintenue dans la case noire des nécessiteux à qui on croit faire du bien. Kassory croit qu’un seul acte qu’il pose devrait être apprécié. Les gouvernés pris en otage ont ainsi à ses yeux l’obligation de se convaincre que les gouvernants les aide. C’est faux et méprisant. Le monde tel qu’il est ne nécessite que le courage de reconnaître ses limites. Nos gouvernants sont limités et voyons pourquoi : en concédant le port aux turcs, ils ont pris peu de temps pour s’estimer heureux avec un contrat qui assouvit leur soif de maintenant. Dans le groupe de ses burlesques de chefs, il y a des bavards. Nous avons un seul choix à faire, les écouter de moins en moins au risque de nous détourner de nos projets personnels. Les projets personnels c’est ce qu’il y a d’essentiel désormais dans ce pays. Hôtels de qualité pour des particuliers, écoles et universités de qualité pour les promoteurs privés, établissements de soins équipés pour les structures non étatiques. Tout le reste plus ou moins gérés avec la transparence requise l’est avec le concours voire une totale implication de ceux qui ne sont pas guidés par l’Etat. Le gouvernement tend à servir à une chose désormais. Réprimer les citoyens en colère contre son manque d’initiatives. Et cela, c’est grave comme les agissements d’un animal féroce en brousse. Il est injuste et écrase les petits pour assouvir sa soif du moment. Et lorsqu’on pose le problème, on vous refuse le vrai débat. Hostile aux questions de bon sens, c’est désormais nos droits de nous déplacer qu’il viole honteusement en se donnant le loisir de circuler dans les jets privés en Guinée. Les routes n’existent pas. A Conakry, elles se détruisent. Et pour répondre à ce malaise que vit le peuple on lui ment avec des promesses de trop logées dans le fameux PNDS. Non il ne réussit rien. Et nous n’avons besoin d’attendre un an pour faire le bilan. Ce qui commence mal, finit souvent mal. Le dialogue social il ne le mène pas. Il a envie de saper le travail de ceux qui veulent la paix et le progrès.

Jacques Lewa Léno

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