La plume: le gouvernement Youla est trop chanceux.

Bien de le savoir n’est-ce pas. Il est formé de cadres pas assez compétents pour agir, mais c’est toujours désagréable de les entendre parler. Au sommet de la montagne dressé derrière la nuque du piroguier national, on entend les uns prébendiers de l’ère Condé se moucher dans leurs mains sans jamais se laver les mains. Ils se battent pour mieux mériter leurs places dans le cercle des tocards. Ce qui émerveille, c’est lorsqu’on voit un chef de département en action. Pour une fois qu’ils décident d’agir, ils le font avec assez de détermination et ce n’est pas fortuit. Le piroguier national aime ceux qui font pleurer. Pour le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, il a choisi l’ancien chef des classes contesté en février 2017 pour congés forcés. Le second Kourouma, attiseur de la crise des enseignants contractuels devient ainsi grand chef de l’une des villes les plus sales et anarchiquement bâties du continent. La feuille de route de son prestigieux ministère jamais connu envisagerait de tout casser d’abord. C’est bien de ne pas mieux connaitre sur le contenu de la mission de notre vaillant ministre, sinon les autres vont s’énerver. Vous habitez Conakry depuis des décennies, mais on s’en fout. Si vous occupez un domaine réservé et non préservé de l’Etat, vous serez déguerpis comme ceux qui ont eu droit à leur pleure à Démoudoula. Mahawa Kéita sera reveillée un jour pour aider tous ceux qui manquent de larmes à se lamenter avec son titre éponyme Saya magni. On n’en aura pas besoin puisque personne n’est mort. Juste quelques maisons sont tombées et tomberont parce que la fraude est ancrée dans les habitudes des guinéens. Oh notre Guinée. Le pays des absurdités. Les citoyens mal informés s’entêtent à contourner les procédures pour se trouver des logis. Le pays où les cadres de l’habitat président la vente des terres comme sur les marchés fictivement inventés dans les quartiers perdus. Mais le patron des terres et des maisons n’étant pas au courant, alors il n’aura aucune pitié. Comme Louceny, le second Kourouma remercié pendant la crise des enseignants contractuels annonce ses couleurs rouge et jaune. Il n’ya pas de problème si les citoyens de Kagbélén paient les frais de la cupidité et de l’ignorance. Cependant la promotion de l’impunité va produire d’autres victimes dans le court terme. Les voleurs sont dans directions préfectorales de l’habitat. Vicieux, ils apposent leurs signatures sur des documents illégaux pour duper les illettrés non préparés. Pour les opérations de déguerpissement en vue, la seule doléance à poser  semble-t-il auprès de l’ancien chef des classes, c’est que  ceux qui trahissent la confiance de l’Etat doivent répondre de leurs actes. C’est quand même eux qui bradent les biens immobiliers de l’Etat. Alors qu’ils sont sensés les protéger. Si la feuille de route du nouveau chef de la ville est amendable, il y aurait eu d’intelligentes propositions. Au lieu de se contenter de démolir les maisons, le ministère pourrait en construire, ne serait ce qu’une par trimestre pour loger des guinéens. Le ministre pourrait se taire et laisser ses actions défendre son image devant les démunis des baraques de Moussoudougou. Ce n’est pas sorcier, il faut seulement comprendre pourquoi on est nommé.

La plume à Jacques Lewa Leno

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