La plume: la seule richesse à offrir se trouve dans les méandres des mines.

 Il faut batailler pour l’obtenir. Avec le temps, les natifs de ce beau pays par le fait de la nature, seront obligés de choisir un seul métier. Celui de miner par défaut. Ça vous dit déjà. Ce n’est pas les 20 milliards de dollars qui nous intéressent ce matin. Alpha le piroguier national en manque de pagaie a donné une conférence à cet effet. Nous avons tous eu droit aux détails apportés par des ministres hauts placés qui louent comme des bardes antiques. Mais qu’il plaise à ceux qui se sont tous exprimés de nous laisser dire ce que nous pensons de leur conception du développement. Pour eux, le bonheur se trouve dans les mines. La Guinée est un scandale minier, sommes nous obligés d’accepter cette fable. Le chef sauveur vient de se dédire, mais ce n’est pas nouveau. Il ne ment pas, seulement s’il faisait comprendre sa politique. Le pouvoir d’Alpha Condé produit davantage de pauvres. Le savons-nous vraiment ? Le socio démocrate que le peuple a voulu bien voir, encourage le bradage en faisant croire que notre vie dépend des ressources du sous sol. Celles bauxitiques partent depuis plus d’un demi-siècle, qu’avons-nous obtenu. Rien. Il est peut être étonné que des guinéens déclarent que leur pays est vendu aux chinois. Mais voyons, ils ne ressassent que le discours officiel. Depuis 2011 le pays est sur une assiette et on le promène dans le continent asiatique. Nous avons obtenu des contrats fructueux dit-on pour les émirats, chinois et russes. Les conditions de vie du guinéen se dégradent devant un chef qui manque de larmes. Si nous avons le droit de dire notre avis, nous allions défendre l’agriculture. Pour nous, le bonheur et la liberté se trouvent dans le secteur agricole. L’exploitation des ressources du sous sol que nous disposons ne nous ont pas encore permis de  vivre un petit progrès comme les sud-africains.  Le monde paysan est abandonné à lui-même. Les campagnes agricoles ont été menées, on est encore à se demander quels résultats ont-elles pu donner. D’autant plus qu’ici à Conakry, tout comme dans les petits villages, le riz importé passe par des marmites pour se loger dans les ventres. Les maladies les plus ingérables sont monnayées contre des millions  de dollars versés aux agriculteurs indiens, chinois, pakistanais ou même bangladais. Ça fait des décennies que ça dure. Aucune politique n’est pour l’instant clairement définie pour lutter contre l’importation massive et sauvage des sacs de riz. Les terres arables qu’est ce qu’on en fait ? De loin nous regardons les cortèges soulevés des poussières avec des boubous de mensonges. Des chiffres qui sont donnés ne sont que des estimations pour certains. Nos statisticiens connaissent à peine la quantité de riz local produit chaque année par les paysans guinéens. On n’en sait rien non plus sur l’essentiel de ce qui est consommé au quotidien. Ce n’est peut être pas suffisant, mais c’est important de le savoir. Les autres l’ont compris, c’est pourquoi ils ont planifié leurs actions qui ont aidé  à booster ce secteur grâce auquel, ils nourrissent les paresseux que nous sommes. Notre nation sera heureuse, le jour que ses habitants comprendront la nécessité de choisir des dirigeants éclairés, aptes à mettre en place des projets prometteurs. Mais en attendant, continuons à chanter et à danser au rythme des 20 milliards de dollars. C’est décidemment la chanson des prochains mois après les hymnes PPTE, Ebola et fond européen de développement qui ont vaillamment défendu les échecs de l’équipe du piroguier national en manque de pagaie.

La plume à Jacques Lewa Leno

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

%d blogueurs aiment cette page :