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Littérature : le point de vue d’un sociologue sur des éléments du holon social en Guinée

Ce roman est  écrit par Elhadj Ousmane Baldé , jeune guinéen qui poursuit ses études supérieures  à l’université International Islamic University Malaysia. 


 

Biographie de l’auteur

Elhadj Ousmane Baldé est né le 28 avril 1991 dans la préfecture de Coyah. Il a fait ses études primaires et secondaires dans la contrée de Coyah puis son lycée à Dabompa au groupe scolaire Afrique Élites où il a obtenu son Baccalauréat en 2010.

Ensuite, il a rejoint le centre universitaire de Labé où il a décroché sa Licence en sociologie des organisations en 2013. Juste après l’université, il a dispensé des cours de philosophie dans les lycées avant de regagner la Malaisie en 2014 où, en ce moment (2015-2016), il fait un Master en sociologie et anthropologie à l’Université islamique internationale.


 

Résumé

« Cette œuvre consiste en une lecture de la Guinée sous un angle sociologique. C’est une perspective nous permettant de situer les problèmes qui empêchent notre avancée et des suggestions pour mettre fin ou tout de même réduire le problème à un pourcentage négligeable.

La Guinée depuis son indépendance souffre de plusieurs maux. Beaucoup pensent au facteur économique alors que l’aspect social est le plus ressenti. D’autre part, le grand problème c’est quand l’on se tait sur nos problèmes par peur d’être traité de ceci ou de cela. Le problème d’ethnocentrisme et de division de nos jours est celui qui rend les Guinéens aveugles ou saboteurs. Il faut que nous parlions de nos difficultés, sinon on ne trouvera jamais aucune issue. Une énigme non explorée ne peut jamais être résolue. »


Chapitre I

De Sékou à Condé D’où le retard provient-il ? La Guinée a-t-elle été chanceuse côté présidents ?

Le premier président : de 1958 à 1984 Sékou Touré fut le premier président de la Guinée sous le parti PDG-RDA. Avant, très actif comme syndicat et sacré rhétoricien, ce monsieur qui maîtrisait l’art de convaincre a réussi à dominer, par cette arme fatale qu’est la communication, toute la population guinéenne, à l’époque, qui était fortement non instruite ; un entrebâillement (l’analphabétisme) qui lui a permis d’imposer son autocratie.

Le manque d’intellectuels en ce temps, et bien sûr la fermeture du pays (non ouvert, comme aujourd’hui avec la globalisation, internet, médias, etc.) ont aidé Sékou à être en avance sur la population guinéenne ; avance dont il en a parfois abusé, il faut le reconnaître. Il dirigeait la Guinée avec une main de fer ; chaque fois, il y avait des coups d’État. On ne peut dire si tous ces coups d’État étaient vrais ou faux.

La leçon qu’il faut tirer est que beaucoup de cadres y ont péri. 12 2 C’est pour ce fait que j’admire l’ouvrage d’Ibrahima Baba Kaké sur Sékou Touré, publié par Jeune Afrique en 1985, qui a pour titre Sékou Touré, le héros et le tyran. En revanche, Thierno Monenembo et Alioun Fantouré se sont focalisés uniquement sur le côté négatif de cet ancien président dans leurs ouvrages respectifs, Les écailles du ciel, publié aux éditions Seuil en 1986, et Le cercle des tropiques, publié aux éditions Présence africaine en 1972.

Puisque, parfois, ce que nous enseignent les récits historiques est contradictoire ou partiellement faux, il ne faut alors pas tenir catégoriquement pour vrai tout ce que ces écrivains nous disent sur les hommes passés. Lire ces écrits qui ont été faits par nos prédécesseurs est important, mais il faut tout de même avoir un esprit critique en les lisant.

La plupart d’entre eux étaient en exil. Pour quelle véritable raison ? On ne sait point. Si tu leur demandes, ils te diront qu’ils ont fui la dictature de Touré, et lui (Sékou Touré) dira qu’ils étaient impliqués dans ceci ou cela. Et le contexte est bien clair… Sékou, qui avait conduit la Guinée à l’indépendance, était en mauvaise posture vis-à-vis de la France. Il se trouve que cette même France a abrité à l’époque certains exilés politiques venant de la Guinée.

Ainsi, les livres écrits par ces gens ont été, pour la plupart, publiés en France ; reste donc à méditer sur la moralité des écrivains d’alors. Ont-ils relaté la vraie version de l’histoire de Sékou sur sa gestion calamiteuse et son emploi de la politique de la peur qu’ils décrivent respectivement dans leurs ouvrages ? Ou ont-ils dévié de la règle d’or à laquelle ils devaient obéir, qui est l’objectivité ? La question reste ouverte.

Quant à moi, je pense avec vivacité que ce monsieur, comme tout humain, a des qualités 2 13 et des défauts. C’est surtout le « non » dont il est le principal artisan, qui a beaucoup fait de mal à la France, qui va lui coûter tous les problèmes du monde. Les médias internationaux vont le désigner dictateur et continuer également leur campagne de déstabilisation à son encontre.

La politique, aussi, qu’il utilisera – inspirée des communistes russes et d’une pensée marxiste, qui est le socialisme – portera ses fruits, mais avec beaucoup de bavures, ce qui obligera d’ailleurs plusieurs personnes à prendre la route de l’exil vers le Sénégal, la France, et d’autres pays africains et européens.

Tout d’abord, le socialisme qu’il utilisait comme modèle de gouvernance avait des avantages et des lacunes. Pour comprendre le socialisme et ces limites, allons voir sa définition et revenons au contexte guinéen… Selon la Toupie Dictionnaire, le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité.

Lisez la suite de l’ouvrage en cliquant sur ce lien.