Procès en appel d’Ibrahima Sory Camara de l’UFDG: le verdict attendu le 25 octobre

Condamné en première instance à 18 mois de prison et au payement d’un franc symbolique pour injures, diffamation et injures contre le chef de l’Etat, Ibrahima Sory Camara a comparu ce lundi à la cour d’appel de Conakry.

Les débats ouverts il y a quelques jours se sont poursuivis à la salle d’audience de la cour d’appel lundi 22 octobre. C’est à 13 h 20 que le président de ladite, cour a appelé le prévenu à la barre. Alors qu’il s’apprêtait à dire ses premiers mots, il sera interrompu par la partie civile qui a sollicité auprès du président Mangadouba Sow la reprise des explications et l’équité dans les débats. Les conseils du chef de l’Etat ont alors à tour de rôle posé plusieurs questions au prévenu.

Après plus de 4 heures de débats dans une salle non sonorisée, le président du tribunal a après avoir écouté les plaidoiries et réquisitoires des parties renvoyé l’affaire au 25 octobre pour délibération. Le Procureur général a quant à lui requis la condamnation au temps mis en prison du communicant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.

Dans ses plaidoiries, maître Salifou Béavogui de la défense a demandé l’abandon des charges retenues contre son client qu’il estime être innocent car à ses yeux, il n’a fait que lancer une alerte. « Nous demandons humblement à la Cour d’infirmer la condamnation prise en première instance et de renvoyer Ibrahima Sory Camara des fins de la poursuite pour délit non constitué au pire des cas qu’il soit libéré au temps mis en prison ». a-t-il lancé.

La partie civile ne serait pas contre la libération du prévenu si la cour estime que le temps mis en prison est suffisant pour garantir son reclassement social. « Le ministère public a estimé que les sept mois mis en prison ont suffi à monsieur Ibrahima Sory Camara de se reclasser. Il a eu non seulement le regret mais il a aussi présenté ses excuses. Nous demandons tout simplement la confirmation en ce qui concerne les intérêts civils, le reste est de la compétence du ministère public », a réagi maître Lancei 3 Doumbouya.

Ibrahima Sory Camara est poursuivi pour injures, diffamation et injures contre le chef de l’Etat. Le tribunal de Mafanco l’avait condamné en avril dernier à 18 mois de prison et au paiement d’un franc symbolique. Il avait alors contesté cette décision rendue en première instance devant la Cour d’Appel. La décision sur ce dossier sera rendue le jeudi 25 octobre.

Mamadou Bhoye  Bah

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