La NASA prévoit un réacteur nucléaire sur la Lune d’ici 2030, selon les médias américains.

19 mars 2026

La Lune va-t-elle bientôt disposer de sa propre centrale nucléaire ?

Voilà le plan audacieux que la Nasa accélère — implanter un réacteur nucléaire fonctionnel sur la surface lunaire d’ici 2030.

Pourquoi ? Parce que les panneaux solaires ne suffisent pas dans un endroit où deux semaines d’obscurité suivent deux semaines de lumière.

« Ce n’est pas seulement souhaitable, c’est inévitable », affirme le Dr Sungwoo Lim, expert en systèmes spatiaux à l’Université de Surrey.

Le chef par intérim de la Nasa, Sean Duffy, nommé par Trump, affirme que les États-Unis doivent agir rapidement.

Ou risquez que la Chine et la Russie tracent des « zones d’interdiction » sur la Lune.

Sa lettre, rapportée pour la première fois par The New York Times, invite des entreprises commerciales à proposer des conceptions de réacteurs.

Les conceptions doivent produire au moins 100 kilowatts de puissance.

Mais est-ce tout le tableau ?

C’est moins qu’une seule éolienne sur Terre.

Mais les scientifiques restent sceptiques. « On ne peut pas alimenter une base lunaire si vous n’avez même pas les moyens d’y parvenir. »

« Avertit le Dr Simeon Barber de l’Open University. »

Les coupes budgétaires, les préoccupations en matière de sécurité et les motivations politiques soulèvent des interrogations.

Est-ce une question de science — ou bien une autre course vers la Lune déguisée en ambition nucléaire ?

Une chose est sûre : si nous partons vers la Lune pour y rester, il nous faudra plus que du simple carburant pour fusée.

Nous aurons besoin d’une énergie qui ne s’éteint pas lorsque le soleil se couche.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.