L’administration Biden a annoncé mercredi que le moratoire sur les paiements fédéraux de prêts étudiants, les intérêts et les procédures de recouvrement serait prolongé une nouvelle fois, cette fois jusqu’au 31 août.
Ce qui avait commencé au début de la pandémie, le gel du remboursement des prêts, a débuté en mars 2020 et se poursuivra désormais pendant au moins deux ans et demi, offrant à des dizaines de millions d’emprunteurs une pause financière rare.
Les administrations Trump et Biden ont prolongé le moratoire pour la septième fois au total.
À quel point la dette des prêts étudiants est-elle importante aux États-Unis ?
Au cours de la dernière décennie, la crise de la dette étudiante a augmenté de 144 %, mettant environ 45 millions d’Américains dans l’obligation de rembourser 1 700 milliards de dollars en prêts.


Comment cela affecte-t-il les prêts étudiants ?
Selon les données les plus récentes du département, 500 000 emprunteurs de prêts étudiants fédéraux ont continué à rembourser leurs dettes pendant la pause, sur un total de plus de 43 millions.
Les démocrates espéraient que la prolongation serait plus longue qu’elle ne l’a été.
La pause des paiements des prêts étudiants doit être prolongée au moins jusqu’en 2023. Avec la hausse des coûts et le redressement encore en cours après la pandémie, ce n’est pas le moment de faire recommencer les remboursements aux emprunteurs.
— Sénatrice Patty Murray (@PattyMurray) 3 avril 2022
Les critiques républicains de Biden sont furieux de cette prolongation, affirmant que le gel des intérêts et des paiements a coûté au gouvernement fédéral au moins 95 milliards de dollars.
Les prêts étudiants seront-ils annulés ?
Biden s’était engagé à annuler les prêts étudiants en 2022. Alors qu’il entame sa deuxième année complète à la présidence, il n’existe aucun signe ni aucun espoir que la dette liée aux prêts étudiants soit pardonnée ou annulée.
Il est possible que l’administration Biden envisage encore des moyens d’éliminer une partie de la dette étudiante. Il est aussi possible que le gouvernement n’ait aucun plan pour annuler la dette mais hésite à le dire avant les élections de mi-mandat controversées.