L’Australie interdit l’entrée aux visiteurs iraniens pour six mois en raison de la guerre au Moyen-Orient.

27 mars 2026

L’Australie ferme-t-elle ses portes aux visiteurs iraniens ? Pour les six prochains mois, la réponse est oui — du moins temporairement.

Le gouvernement dit que le conflit en cours entre les États-Unis et Israël et l’Iran a accentué le risque que certains visiteurs iraniens puissent être incapables de quitter l’Australie une fois leurs visas de courte durée arrivés à expiration.

Le Département des Affaires intérieures a expliqué que cette mesure est « dans l’intérêt national au milieu de conditions mondiales en rapide évolution ».

Cette interdiction vise les Iraniens actuellement à l’extérieur de l’Australie, même s’ils détiennent des visas de visite valides.

Mais tout le monde n’est pas bloqué : ceux qui se trouvent déjà dans le pays, les personnes en transit, les conjoints ou enfants d’Australiens, et les résidents permanents sont exemptés.

« Les décisions sur qui peut rester de façon permanente devraient être prises par le gouvernement. Pas par le simple hasard de savoir qui a réservé des vacances », a déclaré le ministre de l’Intérieur Tony Burke.

L’Australie face à des réactions négatives

Cette politique a suscité des réactions négatives. Le Centre des Demandeurs d’asile, basé à Sydney, l’a qualifiée de « nouvelle loi honteuse ».

Elle menace les programmes de protection de l’Australie pour les personnes cherchant la sécurité.

« Face à une crise humanitaire internationale, le gouvernement ferme la porte », a déclaré le groupe.

Ce n’est pas la première fois que des tensions liées à l’Iran affectent les Australiens.

Plus tôt ce mois-ci, le président américain Donald Trump a exhorté le Premier ministre Anthony Albanese à accorder l’asile à des membres de l’équipe féminine iranienne de football.

Ceci est intervenu après des craintes de répercussions liées à l’hymne national.

Certains membres de l’équipe ont obtenu l’asile, bien que la plupart soient finalement rentrés chez eux.

Avec plus de 90 000 résidents australiens nés en Iran, l’interdiction pourrait laisser nombre d’entre eux se demander s’il s’agit d’une mesure prudente de sécurité ou d’une porte qui se ferme à une communauté déjà présente ici ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.