Le Royaume-Uni accuse la Russie d’une opération secrète dans l’Atlantique Nord

10 avril 2026

Le Royaume-Uni affirme avoir suivi et dissuadé trois sous-marins russes.

Au cours de ce que les responsables décrivent comme une opération clandestine d’un mois près de câbles et pipelines sous-marins vitaux.

Ce ne sont pas de simples routes maritimes ordinaires — elles portent les artères numériques et énergétiques qui relient le Royaume-Uni à ses alliés.

Le secrétaire à la Défense, John Healey, n’a pas mâché ses mots.

Il a dit que le Royaume-Uni, travaillant avec la Norvège et d’autres alliés, a délibérément exposé l’activité pour envoyer un message : « Nous voyons vos activités sur nos câbles et pipelines… toute tentative de les endommager ne sera pas tolérée. »

Selon le ministère britannique de la Défense, l’opération impliquait un sous-marin d’attaque de classe Akula.

Aux côtés de deux navires hautement spécialisés liés à l’unité secrète de recherche en mer profonde de la Russie.

TENSIONS AUTOUR DE LA SURVEILLANCE SOUS-MARINE

Des responsables affirment qu’un sous-marin aurait même pu agir comme un « leurre », tandis que les autres inspectaient discrètement les infrastructures sous-marines.

Une source de la défense l’a dit sans équivoque : ces navires « sont conçus pour surveiller les infrastructures sous-marines en temps de paix et les saboter en cas de conflit ».

Le Royaume-Uni a réagi avec des navires de guerre, des avions et des bouées sonar — en gros, en suivant chaque mouvement à la trace.

Des responsables indiquent qu’environ 500 personnes ont été impliquées, avec des centaines d’heures de vol enregistrées.

Et quel est le résultat ? Aucun dommage détecté — mais beaucoup de tensions.

Car voici la question plus large : à une époque où les guerres peuvent commencer sous l’eau, combien de temps avant que l’océan ne devienne le prochain front ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.