Et si la Lune venait avec une carte d’identité ?
Grâce à la mission Chang’e-6 de la Chine, elle en a désormais une en quelque sorte.
Une équipe de chercheurs chinois a assemblé une carte topographique d’une précision stupéfiante du site d’atterrissage de Chang’e-6 sur la Lune.
Ils ont utilisé des images haute résolution prises lors de la descente du vaisseau. Et ce n’est pas qu’un simple affichage.
Considérez cela comme une fiche de référence géologique pour la Lune.
Que révèle-t-elle ?
Une qui révèle tout, depuis la rugosité du sol jusqu’à l’épaisseur de la poussière lunaire.
Dirigée par Li Chunlai des Observatoires Nationaux d’Astronomie, les travaux de l’équipe ont été publiés dans Nature Communications.
Elle a identifié l’emplacement exact de l’atterrissage.
Le rebord d’un cratère de 51 mètres de diamètre, surnommé C1, niché dans un basalte lunaire ancien.
Les données dressent le portrait d’un terrain dit « Goldilocks » — ni aussi lisse que celui de Chang’e-5, ni aussi accidenté que celui de Chang’e-4, mais quelque part entre les deux.
Il s’avère que le sol lunaire est un cocktail cosmique.
Environ un tiers provient probablement du cratère voisin, tandis que le reste a été apporté par des collisions lunaires plus lointaines.
Cette couche supérieure, affirment les chercheurs, agit comme un « tampon de passeport » révélant le voyage du sol à travers l’espace et le temps.