Trump : double négatif, Twitter voit une preuve certaine d’absence de fraude électorale

28 avril 2026

Une figure de premier plan a été prise dans un double négatif samedi soir, un piège grammatical communément utilisé en grammaire — « elephant trap ». Donald Trump.

L’ancien président a une déclaration à faire au sujet de l’élection de 2020, et elle ne passe pas très bien auprès des Américains. Il a déclaré : « Quiconque ne pense pas qu’il y a eu une fraude électorale massive cette année passée est soit très stupide, soit carrément corrompu. »

Selon le collège électoral, le président en exercice Trump a perdu 306-232 face à Joe Biden, et par plus de 7 millions de voix dans le suffrage populaire.

Mais le président Trump semble penser qu’il y a eu une fraude électorale massive lors des récentes élections américaines. Bien que sa propre formule le rendrait « très stupide ou très corrompu », cette affirmation a eu des conséquences mortelles en incitant des gens à attaquer notre pays et leur capitale le 6 janvier (Le Capitole des États‑Unis).

Trump a été banni de Twitter après avoir commencé à publier de fausses informations, et c’est sur ce mode de communication — moins sujet aux erreurs spontanées — qu’il communique désormais par le biais d’un communiqué. Il s’avère que Trump a une certaine habileté lorsqu’il s’agit de doubles négatifs.

En 2018, le sommet d’Helsinki entre Trump et Poutine fut une victoire considérable pour la Russie. Il se tenait fièrement à côté de Vladimir, affirmant qu’il n’y avait aucune raison pour que ce soient eux qui interfèrent dans les élections américaines de 2016 — mais il s’est depuis rétracté sur cette déclaration.

La Maison-Blanche a réagi à la remarque de Trump en disant : « La phrase aurait dû être : « Je ne vois aucune raison pour laquelle la Russie ne ferait pas cela. » Cela aurait été une double négation.

Samedi soir, Mockery s’est réjoui de l’esprit et de la rapidité de son fil Twitter. Il en fut de même pour le président Trump qui a pris sa plateforme favorite pour une autre salve de moqueries.

« Cela… ne dit pas ce que Donald Trump croit que cela signifie », a écrit Kyle Cheney de Politico.

Jon Karl, correspondant d’ABC News qui a écrit un livre à succès sur la manière dont Donald Trump sera mis en accusation et destitué, a finalement offert un peu d’espoir. Il a déclaré que, malgré que les démocrates contrôlent une des deux chambres après avoir remporté de nombreux sièges lors des élections de mi-mandat la semaine dernière, « il a enfin concédé ».

George Conway, critique conservateur marié à la conseillère de Trump, Kellyanne, et ancien procureur fédéral, a écrit : « Sérieusement les gars ? Personne ne peut tout le temps avoir raison. Cela voudrait littéralement dire qu’il n’a jamais tort de toute sa vie. »

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.