Que se passe-t-il lorsque les deux plus grandes puissances mondiales s’assoient à table pour dîner alors que les tensions montent dans le détroit d’Ormuz ? Diplomatie avec une pointe d’incertitude.
Le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés jeudi à Pékin pour des discussions à enjeux élevés.
Touchant tout, de l’Iran à Taïwan, en passant par le commerce et les minéraux rares.
Plus tard, les deux dirigeants se rendirent à un somptueux banquet d’État dans l’historique Grande Salle du Peuple à Pékin.
Un cadre conçu autant pour le symbolisme que pour la négociation.
Xi a qualifié la visite « historique » et a déclaré que la « renaissance » de la Chine pourrait s’aligner sur la vision « Make America Great Again » de Trump.
« La Chine et les États-Unis devraient devenir des partenaires, non des rivaux, » leur a-t‑il dit.
Trump, d’ordinaire plus mesuré et soigneusement scripté, a rendu les compliments.
En appelant Xi « mon ami », il a décrit les discussions comme « extrêmement positives et constructives » et a même invité le dirigeant chinois à visiter les États‑Unis en septembre.
Mais, derrière les discours soignés, des points de pression demeurent partout.
Diplomatie à haut enjeu
Xi aurait selon des rapports averti que mal gérer Taïwan pourrait déclencher un conflit, tandis que les deux parties ont aussi discuté de la crise croissante en Iran.
De nouvelles attaques contre des navires près du détroit d’Ormuz ont été signalées quelques heures plus tôt, alimentant les craintes concernant le commerce mondial et les approvisionnements énergétiques.
Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a déclaré que la réouverture d’Hormuz était « dans l’intérêt de la Chine », insinuant que Pékin pourrait discrètement pousser Téhéran vers la désescalade.
Et oui, la diplomatie s’est aussi faite autour d’un grand dîner — la cuisine Huaiyang, célèbre pour ses saveurs délicates et sa présentation élégante.
Car, en politique mondiale, le menu compte parfois presque autant que la rencontre.