SpaceX entre enfin sur les marchés publics — et c’est à une échelle qui paraît presque irréelle.
La société de fusées et de satellites d’Elon Musk a dévoilé des plans d’inscription sur le Nasdaq sous le ticker SPCX.
Ciblant une valorisation d’environ 1,75 trillion de dollars et visant à lever jusqu’à 80 milliards de dollars lors de son IPO attendu autour du 12 juin.
Après plus de deux décennies passées dans le secret relatif, l’entreprise ouvre désormais ses comptes aux investisseurs pour la première fois.
Alors, qu’est-ce qui alimente réellement ce géant de l’espace ? Une grosse part provient de Starlink, sa branche d’Internet par satellite.
Entre janvier et mars 2026 seulement, il aurait généré plus de 3,2 milliards de dollars.
Pour 2025, le chiffre d’affaires total lié à la connectivité a atteint 11,4 milliards de dollars — le signe le plus clair à ce jour que SpaceX n’est plus seulement axé sur les fusées.
Les ambitions spatiales rencontrent la réalité du marché
Mais tout n’est pas un vol sans turbulences. Les dépôts montrent des dépenses importantes en IA et en infrastructures, les dépenses d’investissement dépassant 20 milliards de dollars l’an dernier
Une perte de plus de 4,2 milliards de dollars au début de 2026.
Une ligne, façon initié, tirée du prospectus résume l’ambition de façon directe: construire des systèmes « pour rendre la vie multiplanétaire » et « étendre la lumière de la conscience vers les étoiles ».
Les analystes du secteur estiment que cette IPO concerne moins les fusées et davantage le contrôle des infrastructures technologiques futures.
Espace, Internet, IA — tous réunis dans un seul écosystème d’entreprise.
Et voici la vraie question : lorsqu’une entreprise commence à penser au-delà de la Terre, comment la valoriser sur le marché boursier terrestre ?