Les autorités australiennes saisissent des insectes illégaux d’une valeur de 200 000 dollars, dont des cafards géants siffleurs

6 juin 2026

Plus de 100 000 cafards. Oui, vous avez bien lu — plus d’un cent mille insectes exotiques illégaux viennent d’être saisis en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie.

Mais comment peut-on se retrouver avec une saisie de cafards d’une telle ampleur ?

Les autorités affirment que la saisie, évaluée à environ 200 000 dollars australiens, comprenait des cafards sifflants de Madagascar et des cafards dubia.

Des espèces qui sont complètement interdites d’être importées, élevées ou vendues dans le pays.

Certains auraient été “aussi gros que la paume de la main”.

Alors, pourquoi la répression ? Les responsables avertissent que ce n’est pas seulement une question de briser des règles.

« Nous assistons à de l’élevage et du commerce illégaux… et nous mettons les entreprises d’animaux de compagnie en alerte », a déclaré un porte-parole du Département du Climat, de l’Énergie, de l’Environnement et de l’Eau.

Soulignant les risques pour la faune indigène, l’agriculture et la propagation des maladies.

Le commerce fait l’objet d’une répression

Mais il existe un autre angle ici. Ces insectes sont souvent vendus comme nourriture bon marché pour les reptiles domestiques.

Comme l’a dit l’un des ramasseurs de serpents locaux, « Ils sont gros, économiques… au lieu de nourrir trois ou quatre petits insectes, on n’en donne qu’un seul ».

Cela paraît pratique, n’est-ce pas ? Mais la commodité est exactement ce qui a fait de ce commerce souterrain une activité florissante.

Désormais, toutes les cafards saisies seront détruites. Et les autorités avertissent les propriétaires d’animaux de compagnie : passez à des nourrisseurs autorisés ou encourez des sanctions.

Alors, voici la question — quand même les cafards deviennent une marchandise du marché noir, jusqu’où va réellement le commerce des animaux exotiques ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.