Des injections d’amaigrissement, telles Wegovy et Mounjaro, ont été acclamées comme des moteurs de changement dans la perte de poids.
Mais voilà le hic — et si vous perdiez plus que de la graisse ?
Les chercheurs affirment que, même si les médicaments GLP-1 sont très efficaces pour réduire le poids.
Entre 25 et 40 % de cette perte peut provenir de la masse corporelle maigre — autrement dit du muscle. Et cela compte.
Pourquoi ? Parce que le muscle n’est pas qu’une question de force. Il aide à brûler des calories et soutient la santé métabolique globale.
Désormais, une nouvelle étude précoce suggère qu’il pourrait exister un moyen de corriger ce compromis.
Les scientifiques ont testé un médicament appelé apitegromab, un anticorps monoclonal qui bloque la myostatine — une protéine qui ralentit normalement la croissance musculaire.
Dans un essai réunissant 102 personnes utilisant le tirzepatide (l’ingrédient actif de Mounjaro), les participants ont été répartis en deux groupes.
L’un a reçu l’apitegromab, l’autre un placebo.
Quels ont été les résultats ?
Les deux groupes ont perdu un poids global similaire. Mais la différence résidait dans ce qu’ils perdaient.
Ceux qui prenaient l’apitegromab ont perdu nettement moins de muscle — environ 1,6 kg contre 3,5 kg dans le groupe placebo.
Cela représente une amélioration de 55 % de la préservation de la masse musculaire.

Le professeur Alexander Miras a qualifié ces résultats de « très importants », soulignant que la préservation du muscle pourrait signifier une meilleure force et une meilleure fonction quotidienne pour les patients.
Mais les experts avertissent aussi que ce n’est qu’au début. Comme l’a déclaré le Professeur Naveed Sattar, « il est trop tôt pour dire si cela se traduit par de meilleurs résultats en matière de santé ».
Alors, quel est le véritable enseignement ? La perte de poids pourrait devenir plus intelligente — mais le vrai objectif n’est pas seulement de perdre des kilos… c’est de conserver ce qui vous rend fort.