Le Pakistan a lancé des frappes aériennes et déployé des troupes au sol dans les provinces frontalières afghanes dimanche.
Déclenchant l’une des flambées les plus meurtrières entre les deux voisins depuis des mois.
Alors que Islamabad affirme avoir ciblé des repaires de militants, le gouvernement taliban d’Afghanistan soutient que des civils ont payé le prix.
Selon des responsables talibans, au moins 100 personnes ont été tuées ou blessées, civils compris.
Le Pakistan, toutefois, a déclaré que ses forces avaient éliminé 29 militants lors d’opérations dans les provinces de Paktia, Paktika et Kunar.
Le ministre de l’Information, Attaullah Tarar, a décrit les frappes comme des représailles contre les récentes attaques terroristes à l’intérieur du Pakistan.
L’escalade a suivi une attaque suicide contre un quartier général des Rangers du Sindh à Karachi qui a tué trois personnels paramilitaires.
La violence intensifie les tensions
Des responsables pakistanais ont déclaré qu’un ressortissant afghan avait été arrêté après l’attaque.
Alors que Jamaat-ul-Ahrar, une faction liée au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), a revendiqué la responsabilité.
Les deux parties continuent d’échanger des accusations. Le Pakistan affirme que l’Afghanistan abrite des militants responsables d’attaques sur son territoire.
Les talibans démentent à plusieurs reprises cette affirmation. Kaboul, pour sa part, a condamné l’opération de dimanche comme un « acte lâche » et un « crime et une atrocité ».
Un cessez-le-feu convenu en octobre dernier s’est effectivement effondré, les affrontements frontaliers répétés et les frappes aériennes maintenant les tensions vives.
Pour l’instant, la paix demeure aussi fragile que la frontière montagneuse qui sépare les deux voisins.