La technologie facilite-t-elle le travail des prédateurs d’enfants ?
Les autorités allemandes estiment que la réponse devient de plus en plus inquiétante.
L’intelligence artificielle et les outils numériques redessinent le paysage de l’abus sexuel sur des enfants.
Un nouveau rapport du Bureau fédéral allemand de police criminelle (BKA) a révélé que 20 051 mineurs ont été victimes d’abus sexuels en 2025, contre 19 344 l’année précédente.
Les responsables avertissent que le chiffre réel est probablement bien plus élevé, car de nombreux cas ne sont toujours pas signalés.
Le chef du BKA, Holger Muench, a déclaré que l’abus « se déplace de plus en plus vers le domaine numérique », les plateformes en ligne étant à l’origine de l’augmentation des infractions.
L’une des menaces à la croissance la plus rapide est le cyber-grooming, où les prédateurs gagnent la confiance des enfants en ligne avant de les exploiter.
Les signalements d’exploitation augmentent fortement
Les autorités ont également mis en évidence une forte augmentation des cas impliquant la diffusion en direct en ligne d’abus sexuels sur des mineurs.
Les incidents signalés sont passés de 25 cas en 2024 à plus de 250 en 2025, soulignant comment la technologie change les méthodes utilisées par les prédateurs.
Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, a décrit ces chiffres comme « alarmants », avertissant qu’ils ne représentent qu’une fraction du vrai problème.
À mesure que la technologie numérique continue d’évoluer, le défi n’est pas seulement de suivre l’innovation.
C’est veiller à ce qu’elle ne devienne jamais un bouclier pour ceux qui s’en prennent aux plus vulnérables.