Le plan de la France visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a connu un obstacle majeur.
Après que l’autorité constitutionnelle suprême du pays a jugé que la mesure violait la liberté d’expression des jeunes.
Le Conseil constitutionnel a invalidé le texte vendredi, quelques semaines seulement après que les parlementaires français l’avaient adopté.
L’interdiction visait à empêcher les enfants de moins de 15 ans d’ouvrir des comptes sur les réseaux sociaux à partir de septembre, les vérifications d’âge étant ensuite envisagées pour les utilisateurs existants aussi.
Alors, pourquoi ce plan a-t-il échoué ? Le conseil a estimé que la restriction n’était ni appropriée, ni nécessaire, ni proportionnée.
Il a aussi remis en question les garanties entourant la vérification d’âge obligatoire. Le président Emmanuel Macron ne s’avoue pas vaincu.
Il a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de préparer une proposition révisée.
Des règles en ligne plus strictes pour les enfants
Le gouvernement vise toujours à introduire de nouvelles restrictions d’ici début 2027.
Les partisans soutiennent que les enfants ont besoin d’une protection contre les préjudices potentiels des réseaux sociaux, en particulier leur impact sur la santé mentale.
Les critiques, en revanche, ont soulevé des inquiétudes concernant la vie privée, la fiabilité des systèmes de vérification d’âge et la facilité avec laquelle les adolescents pourraient contourner les restrictions.
La France n’est pas seule face à ce dilemme. L’Australie a déjà instauré des restrictions pour les moins de 16 ans, tandis que le Royaume-Uni prévoit une interdiction similaire à partir de janvier 2027.
Le débat devient de plus en plus difficile à éviter.
Comment protéger les enfants en ligne sans accorder aux gouvernements trop de contrôle sur ce qu’ils peuvent accéder ?