Nouvelle-Zélande : projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

25 août 2026

La Nouvelle-Zélande envisage de restreindre l’accès aux réseaux sociaux pour toute personne de moins de 16 ans, mais ce plan fonctionnera-t-il réellement ?

Le Premier ministre Christopher Luxon affirme que les enfants sont exposés à un contenu nuisible.

Ils le sont aussi à une technologie addictive et à des pressions en ligne qu’ils ne sont pas prêts à gérer.

Dans le cadre du projet de loi sur la sécurité en ligne, des plateformes telles que TikTok, Instagram, Snapchat et Facebook devraient prendre « mesures raisonnables » pour vérifier l’âge des utilisateurs.

Les entreprises qui échoueraient pourraient faire face à des amendes pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d’affaires mondial.

Le gouvernement affirme que protéger les enfants en ligne ne devrait pas être différent de les protéger dans le monde réel.

Les critiques font pression

Les partenaires de coalition Act et New Zealand First s’opposent à la proposition, le vice-Premier ministre David Seymour soutenant que l’interdiction ne fonctionnerait pas.

Winston Peters a qualifié la politique similaire de l’Australie de « colossal échec », soulignant la difficulté de maintenir les moins de 16 ans à l’écart des plateformes restreintes.

Alors, que se passe-t-il ensuite ? Les plateformes pourraient utiliser des informations de compte, l’estimation d’âge par reconnaissance faciale ou des vérifications d’identité numériques pour déterminer l’âge des utilisateurs.

Cela soulève de nouvelles questions sur la vie privée et l’application des règles.

La Nouvelle-Zélande suit l’Australie, tandis que la Grande-Bretagne et la Grèce envisagent également des restrictions.

Mais face à des opposants avertissant d’une « pente glissante », le gouvernement est confronté à une question difficile.

Peut-on vraiment garder les adolescents hors ligne dans un monde en ligne ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.