La Norvège pleure le roi Harald, alors que Haakon VIII monte sur le trône

30 août 2026

La Norvège est en deuil pour le décès du roi Harald V, alors que le règne de 35 ans du souverain âgé de 89 ans touche à sa fin et que son fils monte sur le trône.

Harald est décédé à l’hôpital tôt vendredi matin après un traitement pour une maladie du sang rare.

Peu après, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Palais royal d’Oslo, déposant des fleurs, des drapeaux et des bougies.

On rapportait qu’environ 10 000 personnes alignaient les rues lorsque son cercueil a été porté jusqu’au palais.

Pourquoi Harald a-t-il suscité une telle affection ?

Il était largement connu comme un « roi du peuple », chaleureux, inclusif et empathique, qui a contribué à moderniser la monarchie norvégienne.

Le Premier ministre Jonas Gahr Støre a résumé l’humeur nationale, déclarant que le pays était « uni dans le deuil et la gratitude ».

Le défi royal d’Haakon

Son enfant cadet, désormais roi Haakon VIII, est immédiatement monté en scène, s’engageant à porter la devise royale : « Tout pour la Norvège ».

Sa femme, Mette-Marit, est désormais reine, tandis que leur fille de 22 ans, Ingrid Alexandra, devient princesse héritière et héritière du trône.

Mais Haakon hérite de plus qu’une couronne. Sa famille a dû faire face à de graves problèmes de santé et à des scandales, tandis que le soutien du public envers la monarchie a chuté fortement ces dernières années.

Pourtant, les experts royaux décrivent le nouveau roi comme respecté et travailleur.

Son défi est désormais simple mais immense : peut-il préserver l’héritage d’Harald tout en guidant la monarchie norvégienne vers un avenir plus incertain ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.