Les États‑Unis redessinent-ils discrètement leur carte diplomatique ?
Selon des personnes au fait de l’affaire, le Département d’État a informé le Congrès de plans visant à fermer cinq missions à l’étranger.
Cette démarche marque l’une des réductions les plus rares de la présence diplomatique mondiale des États‑Unis ces dernières années.
Les fermetures proposées incluent l’ambassade des États‑Unis à Saint-Georges, Grenade.
Ils comprennent également des consulats ou des bureaux diplomatiques à Nagoya (Japon), Medan (Indonésie), Douala (Cameroun) et Winnipeg (Canada).
Alors que le Département d’État n’a pas officiellement confirmé les fermetures, il affirme se concentrer sur le maintien d’un réseau diplomatique « efficace et efficient ».
Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges de l’administration Trump visant à rationaliser le gouvernement fédéral dans le cadre de son programme « America First ».
Le secrétaire d’État Marco Rubio a défendu les réformes d’économie budgétaire, soutenant qu’elles sont nécessaires pour réduire la bureaucratie et améliorer l’efficacité.
Les fermetures diplomatiques déclenchent le débat
Les critiques, cependant, voient une autre image. D’anciens diplomates et des parlementaires démocrates avertissent que la réduction de l’empreinte diplomatique américaine pourrait laisser la place à des rivaux tels que la Chine et la Russie.
Surtout après les coupes dans les programmes d’aide étrangère. Ils avertissent que cela pourrait accroître leur influence.
Fait intéressant, certains des lieux prévus pour fermeture, notamment Grenade, Nagoya et Medan, abritent déjà des missions diplomatiques chinoises.
Alors que Washington évalue les économies réalisées au regard de l’influence mondiale, une question demeure.
Un moins grand nombre de portes à l’étranger peut-il encore ouvrir les mêmes opportunités en matière de diplomatie internationale ?