Un différend diplomatique sur le Groenland a pris une tournure surprenante.
Les États‑Unis et le Danemark ont conclu un accord de sécurité qui pourrait considérablement étendre le rôle militaire américain sur l’île arctique.
L’accord fait suite à des mois durant lesquels le président Donald Trump réclamait un contrôle accru des États‑Unis sur le Groenland, allant jusqu’à envisager d’annexer le territoire.
Le nouvel accord s’en tient à ne pas transférer la souveraineté, mais donnerait apparemment aux États‑Unis un accès permanent, des droits d’implantation et de survol.
Alors, qu’est‑ce qui a exactement été convenu ? Le texte intégral n’a pas encore été publié, ce qui laisse des détails importants encore incertains.
Des responsables américains affirment que l’accord empêcherait les pays non membres de l’OTAN d’établir des bases militaires au Groenland sans l’approbation des États‑Unis.
Il empêcherait également les investissements sensibles sans l’approbation des États‑Unis.
Les enjeux arctiques prennent de l’ampleur
Le Danemark et le Groenland se sont félicités de l’accord, affirmant qu’il renforce la sécurité à travers l’Arctique et l’Atlantique Nord.
Il reconnaît aussi les intérêts du Groenland et son droit à l’autodétermination.
Les enjeux stratégiques sont élevés. Le Groenland se situe entre l’Amérique du Nord et l’Europe.
Il revêt une importance croissante pour la surveillance militaire, le trafic maritime arctique et les minéraux critiques.
Les États‑Unis exploitent déjà la base spatiale Pituffik sur place, dans le cadre d’un accord de défense existant de 1951.
Pour l’instant, la grande question demeure : cet accord met‑il fin au différend sur le Groenland ?
Ou ouvre‑t‑il simplement un nouveau chapitre dans la lutte pour l’Arctique ?