Les manuels numériques peuvent-ils améliorer l’apprentissage sans affecter la santé des enfants ?
Le Japon adopte une approche prudente, prévoyant de garder le papier au cœur de l’apprentissage en classe alors que les manuels numériques seront introduits à partir de 2030.
Des directives provisoires du ministère de l’Éducation proposent des manuels hybrides combinant des pages imprimées et des fonctionnalités numériques telles que des vidéos et de l’audio.
Pour les élèves plus jeunes, le contenu numérique jouerait un rôle plus restreint.
Les élèves de quatrième année et en dessous ne pourraient pas utiliser des manuels entièrement numériques.
À partir de la cinquième année, les formats à contenu numérique exclusif seraient limités principalement à l’anglais et à des matières pratiques telles que la musique et les arts.
Pourquoi la prudence ?
Des experts ont exprimé des inquiétudes concernant le développement des capacités cognitives des enfants.
Un membre du comité a averti que les supports numériques peuvent avoir un « impact significatif » sur les jeunes enfants.
Un autre a insisté sur le fait que l’apprentissage basé sur le papier demeure efficace.
Le ministère prévoit également de surveiller la vue des élèves, leur santé et leurs performances scolaires après l’introduction des manuels numériques.
Les établissements scolaires devraient préserver du temps pour l’écriture manuscrite, tandis que l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les manuels reste à l’étude.
Le déploiement débutera dans les écoles primaires en 2030, suivi des collèges en 2031 et des lycées en 2032.
Le ministère vise à finaliser ses directives d’ici la fin de l’année après avoir recueilli les avis du public.
Le message est clair : la technologie peut transformer les salles de classe.
Mais le Japon veut que les écrans soutiennent l’apprentissage, et non qu’ils remplacent entièrement la page.