Départ des forces américaines d’Irak : risques accrus des proxies iranien et de l’État islamique

30 septembre 2026

Les forces américaines se sont retirées de leurs dernières bases en Irak, mettant fin à plus de deux décennies de présence militaire américaine.

Cela soulève de nouvelles questions sur ce qui va suivre.

Le départ avait été convenu en 2024 et achevé par l’administration Trump.

De nombreux Irakiens ont accueilli favorablement le retour d’une souveraineté nationale accrue.

Mais la sortie pourrait-elle aussi créer un espace pour que les milices soutenues par l’Iran et l’État islamique étendent leur influence ?

Des analystes et des responsables de la sécurité irakiens avertissent que cette éventualité ne peut être ignorée.

Les États-Unis avaient fourni aux forces irakiennes des capacités d’intelligence, de surveillance et de soutien logistique, que Bagdad doit désormais maintenir en grande partie par ses propres moyens.

Inquiétudes concernant le vide sécuritaire

L’État islamique ne contrôle plus le territoire comme autrefois, mais ses cellules dormantes restent actives.

« La leçon des deux dernières décennies est que les vides sécuritaires peuvent être extrêmement dangereux », a déclaré l’analyste irakien Jassim al-Bahadli.

Pour Téhéran et ses groupes armés alliés, le retrait est présenté comme une victoire majeure.

Téhéran a progressivement étendu son influence en Irak depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003.

Ainsi, après des années de guerre et d’interventions, l’Irak est confronté à un défi familier : ses propres institutions de sécurité peuvent-elles combler l’espace laissé vacant ?

Le départ américain peut clore un chapitre de l’histoire turbulente de l’Irak. Ce qui va suivre pourrait déterminer la manière dont le prochain chapitre sera écrit.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.