Donald Trump voulait se joindre à la marche du 6 janvier

20 mars 2026

L’ancien président Donald Trump a déclaré dans une interview publiée jeudi dans The Washington Post qu’il prévoyait de marcher sur le Capitole des États‑Unis avec ses partisans le 6 janvier 2021, mais que son Secret Service l’en avait empêché.

« Le Secret Service m’a dit que je ne pouvais pas y aller. J’y serais allé en une minute », a-t-il déclaré.

Lors de l’entretien, l’ancien président a évoqué la taille de la foule ce jour-là. Il a déclaré qu’il s’agissait de la plus grande foule qu’il ait jamais vue.

Trump a refusé d’accepter la responsabilité de l’attaque contre le Capitole ce jour-là.

Lors de l’entrevue, Trump a également refusé de dire s’il comparaîtrait devant le Congrès dans le cadre de l’enquête en cours sur les événements du 6 janvier.

Que s’est-il passé le 6 janvier ?

Une foule violente et lourdement armée de partisans de l’ancien président Donald Trump a envahi le Capitole des États‑Unis dans l’après-midi du 6 janvier 2021, alors que le Congrès se réunissait pour certifier les résultats de l’élection présidentielle de 2020.

Leur seul objectif était de renverser l’élection et de faire gagner à nouveau Donald Trump. Trump n’a jamais demandé à la foule de s’arrêter à aucun moment de l’attaque.

Cinq personnes ont été tuées dans le coup d’État, dont un agent du Capitole qui a été battu par les émeutiers.

Que s’est-il passé pour les émeutiers ?

Plus de 725 personnes ont été arrêtées pour avoir pris d’assaut le bâtiment du Capitole des États‑Unis. Seulement environ un dixième des personnes arrêtées, 71 personnes, ont été condamnées à une peine de prison.

Robert Scott Palmer utilise un extincteur contre la police au Capitole le 6 janvier.
 Lev Radin—Pacific Press/Shutterstock

Selon le bureau du procureur des États‑Unis pour le district de Columbia, 31 délinquants ont été condamnés à des peines d’emprisonnement, ceux qui ont eu recours à la violence ou proféré des menaces recevant des peines plus lourdes.

Des centaines d’autres affaires devraient être tranchées dans les mois à venir, de nombreuses audiences de détermination des peines étant déjà prévues pour 2022.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.