Que se passe-t-il lorsque la curiosité — ou quelque chose de plus sinistre — rencontre l’un des sites militaires les plus sensibles du Royaume-Uni ?
Jeudi, la police a arrêté un homme iranien de 34 ans et une femme de 31 ans.
Ils ont tenté d’entrer dans la Base navale Clyde, mieux connue sous le nom de Faslane, domicile des sous-marins nucléaires britanniques.
Selon Police Scotland, les deux personnes ne se sont pas forcées pour entrer. Elles ont simplement demandé à entrer, ont été refusées, et ont été placées en garde à vue.
La Royal Navy a confirmé que la tentative était « infructueuse » et a refusé de donner d’autres détails, invoquant une enquête en cours.
Faslane n’est pas une base ordinaire. Elle abrite les quatre sous-marins balistiques de classe Vanguard, les seules plateformes pour les ogives nucléaires Trident du Royaume‑Uni.
Ces sous-marins peuvent rester immergés pendant des mois et transporter des missiles ayant une portée mondiale d’environ 4 000 milles nautiques.
À proximité, le Dépôt d’armements de la Royal Navy à Coulport stocke l’arsenal nucléaire du Royaume‑Uni.
Mesures de sécurité renforcées
Les arrestations interviennent dans un contexte de tensions accrues suite aux frappes américaines et israéliennes sur l’Iran et les attaques de l’Iran en représailles dans la région.
Le secrétaire à la Défense, John Healey, a déclaré que le Royaume‑Uni réévalue son niveau de menace terroriste, actuellement « substantiel ».
Le Premier ministre Keir Starmer a assuré que les protections des bases et du personnel ont été « portées au plus haut niveau ».

Faslane a longtemps attiré l’attention — non seulement de ressortissants étrangers, mais aussi de manifestants pacifistes.
Avec son camp de paix à l’extérieur depuis 1982, le site demeure un symbole de l’équilibre délicat entre dissuasion et danger.
Après tout, quelle distance est trop proche lorsque l’on parle des armes les plus puissantes du Royaume‑Uni ?