La Chine et la Russie prévoient une centrale nucléaire sur la Lune, selon un officiel.

16 avril 2026

Imaginez ceci : un réacteur nucléaire ronronnant sur la Lune.

Science-fiction ? Pas pour longtemps. La Chine explore justement cette possibilité, alors qu’elle vise une étape audacieuse dans l’exploration spatiale—la construction d’une base lunaire permanente avec la Russie.

Leur objectif ? Alimenter la Station internationale de recherche lunaire (ILRS) non seulement par des panneaux solaires, mais peut-être par l’énergie nucléaire.

L’idée a pris une réelle dynamique cette semaine.

Pei Zhaoyu, ingénieur en chef de la mission chinoise Chang’e-8 (prévue pour 2028), a évoqué de manière décontractée une centrale nucléaire.

Il a lâché ce détail lors d’une présentation devant un auditoire composé de responsables spatiaux du monde entier.

On peut parler d’une bombe d’une ampleur lunaire.

Pourquoi le nucléaire ?

« En matière d’énergie nucléaire spatiale, la Russie est en tête du monde », a déclaré Wu Weiren, l’architecte du programme lunaire chinois.

« Ils sont devant les États-Unis. » C’est de la confiance — et une pique subtile.

Alors que la NASA se dépêche vers son propre atterrissage lunaire en 2025 dans le cadre d’Artemis, la Chine et la Russie préparent leurs propres plans.

Les deux pays élaborent une stratégie distincte pour l’exploration lunaire.

Ils prévoient de construire une base au pôle sud de la Lune d’ici 2035 et ont invité 50 pays à se joindre à la mission.

Des bases lunaires, des pipelines, des réacteurs — ce n’est plus seulement une question d’exploration.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.