La montagne de la dette américaine vient de franchir un nouveau jalon vertigineux : 40 000 milliards de dollars.
Les chiffres du Trésor montrent que la dette nationale a plus que doublé en une décennie, passant d’un peu moins de 20 000 milliards de dollars en 2016.
Alors, qu’est-ce qui pousse cette hausse ? Des années de dépenses publiques soutenues sous les administrations de Donald Trump et de Joe Biden ont joué un rôle majeur.
Alors que les coûts d’intérêts en hausse ajoutent encore du poids.
La Congressional Budget Office prévoyait que la dette atteindrait environ 39,6 billions de dollars d’ici la fin de l’exercice budgétaire 2026, mais le total a déjà dépassé ce seuil.
Elle pourrait grimper à environ 64 000 milliards de dollars d’ici 2036.
Et les conséquences ne se limitent pas à Washington.
Le fardeau suscite l’alarme
Des rendements plus élevés du Trésor influencent les prêts hypothécaires, les prêts automobiles et les cartes de crédit, tandis que l’inflation et l’incertitude peuvent rendre l’emprunt encore plus coûteux.
Le professeur d’économie David Jacks a averti que le rythme d’emprunt s’accélère et que « tôt ou tard, les factures arriveront à échéance ».
Le gouvernement cherche désormais à atténuer la pression en doublant les rachats de bons du Trésor à 4 milliards de dollars.
Mais les analystes estiment que cela est peu susceptible d’apporter un soulagement durable compte tenu de l’ampleur même de la dette.
Alors que la dette américaine représente déjà environ 126 % du PIB, la question inconfortable devient de plus en plus difficile à éluder.
Combien de plus les États‑Unis peuvent-ils emprunter avant que la facture des intérêts ne devienne le véritable problème ?