La fusée lunaire de la NASA arrive à la rampe de lancement pour Artemis II

27 janvier 2026

Alors, à quoi ressemble l’humanité lorsque celle-ci se prépare à retourner sur la Lune après un demi-siècle ?

Pensez à ceci : la fusée mégadimensionnelle de la NASA, mesurant 98 mètres, avance lentement à travers Cap Canaveral, pas à pas, sur un colossal engin chenillé.

Il aura fallu près de 12 heures — mais désormais, le Space Launch System est enfin garé sur la rampe de lancement 39B, prêt à écrire l’histoire.

Cette fusée alimentera Artemis II, la première mission habitée sur la Lune depuis Apollo 17 en 1972.

Si tout se passe bien, quatre astronautes passeront dix jours dans l’espace, en orbite autour de la Lune et s’aventureront plus loin que tout être humain ne l’a jamais fait auparavant.

Le lancement pourrait avoir lieu dès le 6 février, bien que la NASA dispose de fenêtres de secours allant jusqu’au printemps.

Préparatifs finaux du lancement

Et ensuite ? Des vérifications finales et une « répétition à sec » — fondamentalement une répétition complète avec carburant et compte à rebours.

L’équipage — Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et l’astronaute canadien Jeremy Hansen — a assisté au roulage en personne.

Koch résuma parfaitement : les astronautes restent calmes le jour du lancement, a-t-elle déclaré, car « nous sommes tout simplement prêts à réaliser la mission ».

Dans les coulisses, l’Europe joue un rôle crucial.

Le Module de service européen, construit par Airbus, fournit l’énergie, la propulsion, l’air et l’eau.

« En gros, nous ne pouvons pas atteindre la Lune sans lui », a expliqué l’ingénieure d’Airbus Sian Cleaver.

Après des années de retards, la NASA affirme qu’elle ne se précipite pas. Comme l’a dit le chef de mission John Honeycutt : « Nous volerons lorsque nous serons prêts. »

Après tout, aller sur la Lune est audacieux. Rentrer chez soi en sécurité est tout.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.