La police française arrête des centaines lors de manifestations scolaires

8 octobre 2026

Les manifestations dans les lycées en France ont pris une tournure plus sombre, avec des violences sporadiques, près de 500 arrestations et des dizaines d’agents de sécurité blessés.

Le président Emmanuel Macron a convoqué une réunion d’urgence.

Les manifestations ont commencé fin septembre, lorsque des élèves ont bloqué les entrées de hundreds de lycées.

Les protestations découlaient de plaintes concernant des installations délabrées et des pénuries d’enseignants.

Mais ce qui avait commencé comme une protestation centrée sur l’école s’est mué en un mouvement plus large, entraînant dans les rues parents, enseignants et syndicalistes.

Alors, qu’est-ce qui alimente cette colère ? Environ 256 000 personnes ont protesté dans tout le pays, selon le ministère de l’Intérieur, tandis que les syndicats estiment le nombre de manifestants à 450 000.

D’ici mardi, 488 personnes avaient été arrêtées et 43 agents de sécurité avaient été blessés.

Police sous le feu

La réponse a aussi suscité des controverses. Des associations de défense des droits, des syndicats et des manifestants ont accusé la police d’avoir fait un usage excessif de la force.

Après qu’un adolescent ait perdu une main lorsque les agents ont lancé une grenade aveuglante.

Dans un autre incident, un adolescent de 14 ans dans le nord-ouest de Paris a été frappé au visage par une grenade lacrymogène à bout portant, perdant plusieurs dents.

Un policier a été inculpé pour cet incident.

Pendant ce temps, le président américain Donald Trump a imputé les troubles en France à la « migration massive » et à l’islam.

Alors que les écoles, les rues et la politique entrent désormais en collision, une question demeure.

Macron peut-il ramener le calme avant que les salles de classe ne deviennent les lieux les moins tendus du pays ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.