Dans la petite ville tranquille autrichienne de Braunau am Inn, cette question est au cœur du débat.
La maison où Adolf Hitler est né est en train d’être transformée en poste de police. Une solution pratique — ou controversée ?
Pour certains habitants, c’est une mesure judicieuse. « Cela pourrait empêcher les extrémistes de se rassembler ici », a déclaré l’un d’eux.
D’autres n’en sont pas si sûr. Transformer un lieu aussi symbolique en une institution d’État est-il vraiment la meilleure façon d’affronter l’histoire ?
L’Autriche a pris le contrôle du bâtiment en 2016, dans le but de « neutraliser » l’endroit.
Le pays a longtemps été critiqué pour sa manière d’aborder son passé nazi.
Débat sur la mémoire historique
Ceci est d’autant plus vrai depuis l’essor du FPÖ, un groupe d’extrême droite ayant des liens historiques avec d’anciens nazis.
Même les experts ne sont pas unanimes. L’auteur Ludwig Laher met en garde : « Un poste de police est problématique… la police protège ce que veut l’État ».
En d’autres termes, ce déplacement efface-t-il la mémoire — ou la transforme-t-il ?
Alors que les derniers ajustements sont effectués et que les agents se préparent à emménager d’ici 2026, le débat persiste.
Car parfois, l’histoire n’est pas seulement une question du passé. Il s’agit de ce que nous choisissons d’en faire aujourd’hui — et de ce que cela révèle sur qui nous sommes.