Le décès d’un étudiant met la pression sur l’extrême gauche française

17 février 2026

Ce qui commence comme une confrontation dans la rue — et qui se termine par une tragédie — peut envoyer des ondes de choc bien au-delà du trottoir.

C’est exactement ce qui se passe à Lyon, où la mort de l’étudiant de 23 ans Quentin Deranque a déclenché une vive tempête politique.

Deranque, étudiant en maths et militant nationaliste, est décédé après avoir été brutalement battu par un groupe d’assaillants.

Le procureur Thierry Dran a déclaré que le jeune homme avait été frappé et foulé par « au moins six » personnes, souffrant de blessures mortelles au crâne et au cerveau.

Une enquête pour meurtre est désormais ouverte — mais une question clé demeure : s’agit-il d’une violence aléatoire, ou politiquement motivée ?

Le clash aurait suivi une petite manifestation associée à Némésis, un collectif féministe d’extrême droite, près du prestigieux Sciences Po Lyon.

Allégations d’un meurtre commis par la foule

Des images de témoins montraient le chaos — des gens qui fuyaient, des coups qui pleuvaient, et un homme restait immobile sur le sol.

Les politiciens ont rapidement pointé du doigt. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a qualifié cela de « meurtre par la foule », imputant la responsabilité à des militants d’extrême gauche.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a été d’un ton encore plus direct : « C’est l’extrême gauche qui l’a tué ».

Mais les dirigeants de La France Insoumise (France Unbowed), y compris Jean‑Luc Mélenchon, nient toute implication et qualifient les accusations de diffamatoires.

Aujourd’hui, alors que les émotions s’élèvent, la France est confrontée à une réalité sobérante : lorsque la politique envahit les rues, les conséquences peuvent être dévastatrices.

Et la vérité devient souvent ce qui est le plus difficile à découvrir.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.