L’Union africaine suspend le Burkina Faso après le coup d’État de la semaine dernière

6 avril 2026

Dans un tweet publié lundi, l’Union africaine a annoncé que le Burkina Faso avait été suspendu jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel soit rétabli dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Un coup d’État apparemment survenu au Burkina Faso a renversé le président démocratiquement élu Roch Marc Christian Kabore et a invoqué son incapacité à mettre fin à la violence djihadiste comme raison de la suspension.

Le Burkina Faso avait déjà été suspendu la semaine dernière par le groupe de 15 nations de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce qui en fait le troisième État de la CEDEAO à être sanctionné pour des coups d’État militaires en un an et demi. Selon des responsables, les suspensions empêchent les pays de participer à toute réunion ou décision.

Selon l’ONU, il n’y a pas de sanctions contre le Burkina Faso, toutefois une délégation de responsables de la CEDEAO et Mahamat Saleh Annadif, le chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, ont visité la capitale, Ouagadougou, lundi pour évaluer la situation.

Le sommet de la CEDEAO est prévu jeudi au Ghana, et il examinera les situations au Burkina Faso et au Mali. Le Burkina Faso et le Mali, qui font l’objet de sanctions sévères après que leur chef de coup d’État n’a pas réussi à organiser des élections dans les 18 mois, sont également soumis à des restrictions économiques et de voyage sévères.

À la suite de l’arrivée d’une délégation militaire ouest-africaine, le nouveau chef de la junte burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et la CEDEAO ont entamé des pourparlers samedi.

Des responsables de la junte ont déclaré que Kabore n’avait pas réussi à s’attaquer de manière adéquate à la violence au Burkina Faso, qui a entraîné la mort de milliers de personnes et le déplacement de 1,5 million d’habitants.

Lors de son premier discours à la nation depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Damiba a promis de rétablir l’ordre et la sécurité et d’unir le pays, mais a avisé que la trahison ne serait pas tolérée.

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.