Paramount Skydance a conclu un accord avec une coalition d’États américains.
Cela retire un obstacle juridique majeur à sa fusion planifiée d’un montant de 110 milliards de dollars avec Warner Bros Discovery.
Mais ce n’est pas simplement un accord d’entreprise. L’accord comporte des conditions.
Paramount doit produire au moins 30 films par an, avec une part croissante réalisés aux États‑Unis.
Des garde-fous ont également été imposés pour éviter d’utiliser des productions à petit budget ou générées par l’IA simplement pour atteindre le quota.
Pourquoi ces conditions ? Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a déclaré que l’objectif était de garantir « des films réels et robustes » qui créent des emplois et une activité économique.
Si Paramount ne respecte pas ses engagements de production, il pourrait être contraint de vendre sa participation de 49 % dans Miramax.
Un moniteur indépendant supervisera également la conformité.
La fusion fait face à des inquiétudes dans l’industrie
La Writers Guild of America demeure opposée à la fusion, avertissant qu’elle pourrait nuire aux scénaristes et à l’industrie au sens large.
Dans le cadre de son accord, Paramount versera 17,5 millions de dollars au fonds de santé du syndicat et fera face à des restrictions sur certains licenciements.
Bonta a déclaré que l’accord pourrait générer des centaines de millions de dollars supplémentaires de production de films et de programmes télévisés aux États‑Unis.
David Ellison de Paramount a accueilli favorablement l’accord, affirmant que les préoccupations restantes avaient été résolues.
Hollywood se prépare à un bouleversement majeur. La question est désormais de savoir si le nouveau géant peut livrer davantage de films, d’emplois et d’investissement.
Sans pour autant réduire l’industrie au cours du processus.