Le conflit au Moyen-Orient se rapproche-t-il d’une diplomatie — ou ne fait-il que faire une pause avant la prochaine escalade ?
C’est la question qui se pose après que le président américain Donald Trump ait, de manière inattendue, fait reculer une menace militaire imminente contre l’Iran.
Après avoir averti Téhéran qu’il pourrait frapper ses infrastructures énergétiques si le détroit d’Hormuz n’était pas entièrement rouvert, Trump affirme désormais qu’il met les choses en pause.
Dans une interview accordée à CNN, il a révélé qu’il existe « 15 points d’accord » qui émergent des discussions indirectes entre les deux camps.
Pour l’instant, affirme-t-il, les États-Unis retarderont d’une période de cinq jours les frappes potentielles.
Mais voici la tournure: l’Iran insiste sur l’absence de dialogue direct.
Son ministère des Affaires étrangères affirme qu’« aucun dialogue » n’est en cours avec Washington.
Même si plusieurs pays font discrètement circuler des messages entre les deux rivaux dans l’espoir d’apaiser les tensions.
Les frappes Iran–Israël se poursuivent
Pendant ce temps, la violence se poursuit. Les médias d’État iraniens rapportent de nouvelles frappes israéliennes visant plusieurs sites à travers Téhéran.
Depuis l’éclatement du conflit, des milliers de personnes en Iran et au Liban seraient mortes.
Les marchés financiers ont réagi immédiatement à la pause de Trump.
Les prix mondiaux du pétrole ont chuté brusquement, perdant plus de 7 % par rapport à leurs niveaux antérieurs et glissant sous les 99 dollars le baril.
Alors, que se passe-t-il réellement ici — une percée, une supercherie, ou simplement une pause dans un affrontement dangereux ?
En géopolitique, parfois le mouvement le plus retentissant est celui qui ne se produit pas.