Ville de l’Indiana : 12 jours sans électricité et frustration croissante

24 août 2026

Que se passe-t-il lorsque une tempête dure quelques minutes mais que ses conséquences s’étendent sur des semaines ?

À Gary, dans l’Indiana, des milliers de résidents vivent encore sans électricité près de deux semaines après que des tempêtes violentes ont traversé le Midwest des États-Unis.

La tempête du 11 août a apporté des tornades, des inondations et des vents atteignant 159 km/h (99 mph), faisant sept morts dans toute la région.

Gary était l’une des zones les plus durement touchées, avec des arbres tombés qui ont provoqué la chute des lignes électriques et laissé les communautés dans l’obscurité.

Pour Terry Dubois, âgée de 77 ans, l’expérience a été différente de tout ce qu’elle avait vécu auparavant.

« C’était comme un mur de vent pur », a-t-elle déclaré à la BBC.

Les résidents font face à des coupures prolongées

Plus de 345 000 clients ont retrouvé l’électricité, mais près de 30 000 restaient sans électricité dimanche.

Pour beaucoup, la panne signifie plus que de rester assis dans une maison sombre.

La nourriture a été difficile à conserver, les médicaments ne peuvent pas toujours être réfrigérés, et certains résidents âgés dépendent de l’électricité pour des équipements essentiels.

« Je n’ai jamais vu une tempête comme celle-ci de toute ma vie », a déclaré Dubois.

La frustration monte, des résidents intentant une action en justice contre la société d’utilité Nipsco, qui nie toute faute.

Avec des conditions météorologiques extrêmes devenant de plus en plus perturbatrices, l’épreuve de Gary soulève une question inconfortable.

Dans quelle mesure les communautés sont-elles préparées à des tempêtes dont les dégâts durent bien plus longtemps que la tempête elle-même ?

Sandrine Blanchard

Sandrine Blanchard

Journaliste française spécialisée en actualité générale, je m’intéresse particulièrement aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui traversent l’espace francophone. Au sein de Radio Espace FM Guinée, je m’attache à traiter l’information avec rigueur, pédagogie et sens du contexte. Mon travail vise à rendre l’actualité compréhensible, sans simplification excessive ni parti pris.