Que se passe-t-il lorsque deux des dirigeants les plus puissants du monde se rencontrent quelques jours seulement après un sommet États‑Unis‑Chine à hauts enjeux ?
À Pékin cette semaine, la réponse était claire : la Russie et la Chine veulent que le monde sache que leur partenariat demeure solide comme un roc.
Le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant chinois Xi Jinping ont utilisé leur dernier sommet pour repousser ce qu’ils perçoivent comme une domination croissante des États‑Unis.
Debout côte à côte dans la Grande Salle du Peuple de Pékin, les deux dirigeants ont averti contre un retour au « droit de la jungle » mondial.
Une pique adressée aux pays qui cherchent à « gérer les affaires mondiales unilatéralement ».
Le timing était impossible à ignorer. À peine une semaine plus tôt, le président américain Donald Trump venait de clore des discussions avec Xi à Pékin.
Les liens énergétiques Chine–Russie se renforcent
Pourtant, la visite de Poutine ressemblait moins à de la diplomatie et plus à un rappel que Moscou et Pékin se considèrent toujours comme des partenaires stratégiques dans un monde en rapide évolution.
L’énergie était au cœur des discussions. Alors que l’Europe réduit sa dépendance au gaz russe après la guerre en Ukraine, Moscou s’appuie de plus en plus sur la Chine.
« L’énergie est le moteur de la coopération », aurait déclaré Poutine à Xi, bien que le pipeline Power of Siberia 2, longuement évoqué, ne dispose toujours pas d’un calendrier clair.
Xi a également appelé à la retenue face à la crise entre les États‑Unis, Israël et l’Iran, avertissant qu’un nouveau conflit serait « inopportun ».
Sur l’échiquier géopolitique d’aujourd’hui, les alliances peuvent se déplacer — mais certains partenariats semblent voués à rester en place.